Tour de la Sardaigne à moto Suzuki SFV Gladius, sur 12 jours.

03 septembre 2014

Préparatifs...

Mercredi 3 Septembre 2014 :

Après près d'une semaine de stress suite à la chute de ma moto renversée dans une rue de Marvejols par un automobiliste faisant sa manoeuvre en téléphonant, le colis de mon support de Top-case marqué "retour à l'expéditeur" sur le suivi colis et qui finalement a été bien livré...me voici enfin prêt, en tous cas "Titine" ma Gladius est enfin équipée de la tête aux roues pour l'aventure qui pointe à l'horizon de la fin de la semaine : Top-case, sacoches cavalières et sacoche de réservoir.

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Pour ceux qui n'ont pas face de bouc je présente ici de manière hypothétique mon périple :

périple

Ce n'est pas sur à 100% que je poursuive exactement ce trajet mais ça donne une idée.


08 septembre 2014

De la Lozère à Nice puis l'île-Rousse

Dimanche 7 Septembre : Lever vers 7h, sac toujours pas prêt...je suis pas encore parti! Je me mets à faire mon sac, descendre les courses et commence à charger les sacoches et le top-case. Avec toute mon efficacité j'arrive à décoller qu'à 8h30.

Je prends la direction de Charpal, je passe par là-bas avec de l'air frais dans le casque - il faisait 12°C à Montrodat - 7 ou 8°C par là-haut. Je fais une première tranche de Montrodat à Alba la Romaine, un peu au Sud d'Aubenas. J'ai mis 2h20, un peu mal assis car j'avais pas très bien sanglé mon sac de voyage.

Je m'arrête à la terrasse d'un café à l'ombre et me fais un petit goûter avec un grand café et un jus de fruits. D'autres motards arrivent, en couple, et se garent près de ma moto. J'ai plus de jambes, tellement j'ai eu du mal à descendre de la moto. 

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Après avoir étendu mes jambes pendant 25mn je remonte tant bien que mal sur la moto, le sac un peu mieux sanglé, donc mieux assis. Je reprends la route vers 11h15 direction Nyons où j'arrive après 1h15 de route nationale assez large. 

Je m'y arrête pour manger à la terrasse d'un café. J'avais mes sandwiches de prêts, je me prends un bon verre de blanc et plus tard un café. Un peu plus haut il y a un jeune qui joue de la cornemuse sur la place pour gagner sa vie.

Après une bonne pause de 45 minutes je reprends la route en faisant un arrêt dans une station au bord de la route qui fait du SP95 normal pas E10. Je le paye un peu plus cher mais je m'en fous pour 10L ça fait pas unne grosse différence. 

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La route de Nyons à Serres est magnifique, encaissée dans une vallée calcaire que l'on suit au long de la rivière. Je me dirige vers Saint-André des Alpes, une bonne tirée de 2h30 dont un petit bout d'autoroute vers Sisteron puis la vallée de la Durance, magnifique.

Dans Saint André c'est la fête et le village est réservé aux piétons. Je bois un coup à la terrasse d'un café tout en regardant une danse traditionnelle provençale faite par un groupe folklorique. Une petite pause de 20 minutes qui m'a permis encore de faire un peu fonctionner mes jambes qui sont dures. Je suis plus qu'à une centaine de kilomètres de Nice. J'ai un petit message pour me dire que la traversée aura une vingtaine de minutes de retard.

J'en aurais quand même pour un peu plus de 2h pour rejoindre le port, à descendre la vallée du Var. Je vois mon premier accident de motard à Villars du Var, assez sérieux, un automobiliste est sorti sur la droite sans voir le motard qui s'est encastré dans sa portière. Quand je suis passé la moto était encore couchée sur le flanc de la voiture, toute déformée et le motard était soigné au sol par les pompiers.

Je passe dans Saint Laurent du Var car une partie de la voie rapide a été fermée pour un tournage de film. Vu mon timing assez serré je ne m'arrête pas. Je termine par la promenade des anglais à une heure où il y a pas mal de circulation au lieu de prendre la voie rapide pour le Port.

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Je suis à attendre le bateau vers 18h15, garé à côté des autres motards. J'appelle à la maison pour dire que je suis bien arrivé. J'en profite pour marcher un peu pour soulager mes jambes.

On embarque dans l'express de Corsica ferries un peu avant 19h. Les motos sont parquées sur le bord avec des sangles que l'on passe pour les arrimer. Je monte ensuite sur le pont ouvert et me pose pour manger après avoir fait quelques photos du soleil couchant avec au loin les gros nuages d'orage qui descendent des Alpes.

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Je ne vois pas passer les quatre heures de traversée durant laquelle je me suis un peu reposé dans la salle du restaurant pendant une bonne heure de sieste. 

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Une fois dans la soute à nouveau je détache ma moto et range mes affaires. J'envoie un message à Antoine pour lui dire qu'on débarque. Je prends la direction de Calvi afin de trouver la route de Corbara, sur la route des artisans et fini par trouver la maison d'Antoine Campana, artisan potier.

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Je suis accueilli par Antoine et Catherine, une des trois couchsurfeuses qu'il avait ce soir là. Il me souhaite la bienvenue avec quelques verres d'alcool de coing qu'un ami lui a offert. On papotte un peu tous les trois. Il fait encore chaud à minuit quand j'ataque de monter ma tente sous le murier platane dehors.

Je m'endors vers 1h du matin, des gouttes au front car la température a pas encore baissé.

De L'île Rousse à Bonifacio, puis traversée vers Santa Teresa di Galura

Lundi 8 Septembre : J'ouvre les yeux une première fois vers 7h30 après une nuit courte mais d'une traite. Je me rendors un peu, une heure de plus, et émerge dans le salon de la maison d'Antoine, où je retrouve les deux autres couchsurfeuses.

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Elles sont en vacances ensemble et font toute la Corse en stop. Elles ont fait du café frais. Je m'en sert une tasse, une de celles fabriquées par Antoine (toute sa vaisselle ici a été fabriquée par lui). Je me fais un peu de pain grillé avec du bon miel d'arbousier d'un de ses amis apiculteurs, pour accompagner le café. C'est à la fois doux amer, car l'arbousier donne une amertume comme pour la bruyère ou le châtaigner, mais ça reste très parfumé.

Pendant que je déjeune, les filles se préparent pour aller tourner dans l'atelier d'Antoine. Il leur prête même un vieux short qu'elles pourront salir à volonté pendant qu'elles tournent. Il explique à tous les techniques de base pour réussir en réalisant lui-même trois saladiers à la suite, de tailles différentes, les deux derniers à une vitesse impressionnante.

Une des filles s'y met et s'en sort plutôt bien, même Antoine en reste pantois. Elle fait un joli bol recourbé. Il fait chaud dans l'atelier car dans le four est allumé cuit une fournée de poterie de la veille.

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Après avoir vu le bon résultat de ma collègue couchsurfeuse je laisse sa copine essayer et de mon côté retourne au salon. Je discute un peu avec Catherine, celle que j'avais rencontré hier soir, une jeune femme eurasienne, dont j'apprendrais dans la discussion qu'elle a des origines vietnamiennes mais qu'elle n'a jamais eu l'occasion d'aller dans le pays de ses ancêtres.

Je file ensuite à la douche dont je rêve depuis la veille, après une nuit chaude, bien qu'au matin il y avait une bonne dose de rosée un peu partout. Après une douche bien méritée je file voir comment se débrouille l'autre fille. Des clients passent de temps en temps mais certains repartent les mains vides, peut-être étonnés de n'avoir pas été reçus par le maître de maison en train de faire son cours de poterie.

Je décide de retourner au salon et prends quelques photos où l'on peut voir une partie des milliers de briquets dont Antoine fait la collection et faire mon blog pour la journée d'hier. Je termine un peu avant midi, heure où il convient de passer à table, Antoine est très attaché à respecter l'horaire, même s'il mange sur le pouce...avant d'aller à la sieste, dans la plus pure tradition corse (et sarde aussi).

On mange sur la terrasse au soleil une bonne salade de tomates avec du saumon frais et des oeufs accompagnés de la délicieuse mayonnaise maison qu'a fait une des filles ce matin. Elles sont parties un peu avant midi vers Calvi.

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Après ce délicieux repas plein de fraîcheur, un bon café et, Antoine étant parti à la sieste - m'ayant salué au cas où je sois parti avant qu'il ne se réveille pour aller faire son tour à la mer, avant d'ouvrir la boutique - je démonte et range ma tente. Une fois rangé mes affaires je salue Catherine et enfourche mon bolide, qui a soif - j'ai fait 290 bornes avec le plein - et me dirige vers Corte.

Je mets donc de l'essence en ville et j'attaque la grande route vers le centre de la Corse. J'arrive à Venaco en un peu moins d'une heure et m'arrête à Vivario, jolie petite bourgade accrochée à la montagne, boire un café et une menthe à l'eau.

Le jeune du bar me conseille pour la suite de mon périple, et au final, c'est son voisin, lui aussi avec un accent bien poussé, qui me dit de me diriger vers le col de Sorba, que la route et magnifique. Je lui prends de quoi faire une paire de sandwiches : pain, tomate, jambon corse, poitrine corse et fromage corse, les trois derniers ayant sur la balance le même prix : 28€ le kg. Bon ça va, ça fait trois sandwiches à sept euros et des brouettes, mais au moins je sais ce qu'il y a dedans.

Après cette belle coupure de 45 minutes, je me lance donc sur la route qu'il m'a conseillé et qui s'avère en effet spectaculaire et surtout beaucoup moins empruntée par les automobilistes. La route et si belle avec des beaux points de vues et elle monte tellement qu'au sommet, à 1311m, je trouve le brouillard qui va m'accompgner une partie de la descente elle aussi viroleuse à souhait et fraîche car le plus souvent dans une forêt de pins.

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Je passe par Ghisona puis entame la descente vers la mer en passant par le "défilé" une route sinueuse rappelant les gorges du Tarn, accrochée à la montagne qui débouche sur un barrage un peu plus bas. Un vrai régal pour le motard que je suis.

J'arrive à Ghisonaccia après environ une heure de route et me pose un petit moment à la terrasse d'un café / pâtisserie pour reposer mes jambes. Je déguste un gâteau à la farine de châtaigne avec une bonne théière de Lipton. Je reste une bonne demi-heure discutant un peu avec les locaux dont un vieux monsieur bien sympathique. Il me donne son journal car il avait fini avec et je découvre le nom de la plante que je voulais identifier un peu plus tôt dans la journée, l'immortelle de Corse, l'helichrysum italicum.

Cette plante est caractéristique de la garrigue et pousse n'importe où et elle a une bonne odeur de curry. C'est la première chose que j'ai senti en sortant du bateau la veille au soir. C'est la partie sympa de rouler à moto plutôt q'en voiture, à travers le casque on perçoit toutes les fragrances du bord de la route. Hier j'ai senti les lavandes dans la Drôme et les pins dans les Alpes de Haute Provence.

Je reprends la route pour mon dernier tronçon jusqu'à Bonifacio par la route de la plaine orientale, beaucoup plus chargée, et arrive à bon port, celui de Bonifacio, environ une heure vingt plus tard. J'avance ma moto près du quai d'embarquement et me prépare un sandwich en attendant le bateau. J'envoie un message à Jimmy, mon hôte de ce soir, pour qu'il m'explique comment me rendre chez lui.

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On embarque une vingtaine de minutes avant l'heure de départ prévue à 20h. Là on vous attache la moto, ce n'est pas à nous de le faire. Je monte dans la salle et me pose pour écrire ces quelques lignes et faire charger mon portable.

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La traversée est rapide et il est vite temps de redescendre au garage pour remonter sur la moto. Je trouve assez facilement avec l'explication de Jimmy. Il m'accueille dans son appartement vers 21h, et il m'indique où poser mes choses. Il est en train de cuisiner des pâtes pour ce soir, "pasta alla Norma" avec des gnocchetti sardi, la pâte locale, pliée su elle-même faisant penser au gnocchi mais non plein, des courgettes et des olives (qu'il rajoute mais n'est pas dans la recette d'origine). 

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Une magnifique odeur à laquelle viendra se rajouter ce qui me reste de jambon et de fromage corse, accompagné de vin sarde que l'on partage avec Jimmy. Il est anglo-italien mais a vécu en Sardaigne quasiment toute sa vie.

On partage ce bon repas et on discute un peu et je profite de son wifi pour envoyer mon blog.

10 septembre 2014

De Santa Teresa di Gallura à Sassari par la côte ouest.

Mardi 9 Septembre :

Je me lève vers les 8h, avant Jimmy, et me prépare du café moka et déjeune avec le pain qui me restait d'hier. Quand Jimmy se lève on discute un peu puis je vais me doucher. Il me laisse un jeu de clés comme ça ce matin je peux bouger librement.

Du coup un peu avant 10h je pars vers Capo Testa, une presqu'île à trois kilomètres de la ville. Je gare mon engin près d'un buisson au bord de la route, change de chaussures et range la veste pour aller me balader sur la presqu'île, sillonnée de petits sentiers dans le sable et les végétaux de garrigue.

Dès le début on peut apercevoir la Corse en face de nous car nous sommes à une des pointes Nord de l'île. On distingue assez facilement les grandes falaises de calcaire de Bonifacio et, un peu au dessus dans la brume, les montagnes Corses.

Il n'y a pas un pet de vent et il commence à faire bien chaud, tellement que je suis trempé en quelques minutes de balade / grimpette sur les cailloux sculptés par l'eau de mer. Je vais jusqu'au phare, qui ne se visite pas et puis un petit fort qui domine la mer.

Je prends quelques photos dans les cailloux et depuis le fort puis vais me poser un instant à la terrasse près de l'entrée, assoiffé que j'étais, et déguste un genre de panaché au jus de citron très rafraîchissant que fait la marque ichnusa, marque locale de bière.

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Une fois un peu rafraîchi je repars m'habiller chaudement après une grosse heure de visite. Je me dirige vers le centre et prends la direction de Sassari pour aller voir le magasin de bricolage dont Jimmy m'avait parlé pour voir s'ils vendent des câbles USB / Micro Usb pour charger mon portable, celui que j'ai amené étant défectueux.

Je ne trouve pas dans ce magasin mais un tout juste à côté, “cinese”, un magasin chinois type foirfouille où je trouve au moins quatre câbles différents. J'en prends un dont les fils sont entourés de tissus bleu, plus facile à trouver dans le sac. J'en profite aussi pour apporter une petite mais non moindre amélioration à mon confort de conduite, un petit coussin bien rembourré qui me coûte seulement trois euros.

Je le mets en place de suite et suis content de ce nouveau compagnon de route, en tous cas mes fesses lui disent merci. Je m'arrête dans la station attenante au supermarché près de chez Jimmy et mets mes premiers litres de carburant sarde, à 1,70€ le litre d'essence, en moyenne 15 à 20 centimes de plus qu'en France.

Je repasse chez Jimmy pour préparer mes affaires et lui rendre sa clé, le salue et le remercie pour tout et on se dit à dans une dizaine de jours quand je reviendrais pour prendre mon bateau de retour le dimanche 21.

Je file donc sur la route de Sassari, vers 13h, le long de la côte pour un périple assez court, autour de 120 km avec des arrêts le long de cette côte ouest.

Mon premier arrêt est à la plage de Vignola, un petit village tranquille où je peux garer ma moto à l'ombre le temps d'aller déguster mon premier plat de pâtes dans mon premier restaurant avec vue sur la mer. Je choisi spaghetti allo scoglio, au fruits de mer, comme mon voisin de table, et je ne suis pas déçu, le tout accompagné d'un verre de vin blanc local ayant pour cépage du vermentino.

La plupart des fruits de mer sont frais et ça se sent. La note elle est à la hauteur de la vue (les pâtes qui sont une entrée en Italie, un verre de vin et un café, 20€), mais c'était vraiment copieux et très bon.

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Je sors du coup de table vers un peu plus de 14h30 et reprends la route le long de la côte, qui s'en éloigne de temps en temps, pour mon plus grand bonheur, car à chaque fois la route devient un peu plus sinueuse.

Ma prochaine étape est seulement à une vingtaine de kilomètres plus loin, isola rossa, comme l'île rousse de Corse, est un petit village portuaire en face duquel se trouve une île de granit rose à rouge d'où le nom. Je m'y arrête une petite demi-heure le temps de prendre quelques photos et d'aller voir une des nombreuses tours aragonaises disséminées dans toutes l'île, témoins de l'époque où ces espagnols ont dominé l'île, vers le Xve siècle.

Mon arrêt suivant est le magnifique village médiéval et fortifié perché sur une colline au dessus de la mer, Castelsardo. Le ciel s'est un peu couvert depuis peu et les photos que j'essaie de faire d'un peu loin sont un peu trop sombres, j'essaierai de nouveau plus tard. Je me gare dans la montée juste avant la zone à accès limité et avance jusqu'à l'entrée de la forteresse tout en haut du village. La vue d'ici y est panoramique et on peu voir tout le village et la suite de la côte.

Ensuite je vais déambuler dans les petites ruelles de ce centre historique interdit à la circulation et trouve des jolis recoins avec des petits restaurants qui mettent leurs tables aux nappes colorées alignées le long des murs colorés eux aussi, des tons de jaunes, d'ocre, tout le village est ainsi, ça fait penser aux petits villages dans les cinque terre en Italie.

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Après avoir baladé un peu plus et envoyé un message à Rossana, ma couchsurfeuse des deux prochains soirs, je retrouve ma moto et me dirige vers la Roccia Elefante, au nord de la ville, près de la route principale qui m'amènera à Sassari.

Je m'arrête prendre quelques photos de ce rocher creusé et usé par le temps et qui en effet ressemble à un éléphant.

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Je reprends la route pour Sassari et y arrive après avoir éssuyé une petite averse mais dont les effets ont été vite effacés sur l'ensemble de la trentaine de kilomètres qu'il me restait à faire. J'avais assez bien mémorisé la carte de Sassari mais il m'a fallu tourner pas mal dans le centre historique car il est tel un labyrinthe avec plein de sens uniques et j'ai du m'y reprendre à deux fois avant de trouver le début de la rue de Rossana. Je sonne enfin à l'interphone vers 18h30 et monte mes affaires chez elle.

Elle m'accueille chaleureusement et me dit de faire comme chez moi et de me reposer. On discute un peu de tout et de rien, autour d'un verre de bière, et j'apprends que c'est son anniversaire aujourd'hui, 44 ans, et que l'on sortira un peu plus tard en ville avec de ses amis proches pour fêter ça.

On part donc tous les cinq, Rossana, Paula et son mari qui est motard, en Harley, une autre amie à elle et moi, et allons se poser dans un café sur une jolie place animée. Un autre ami vient se joindre à nous un peu plus tard et nous attendons pour qu'on vienne prendre notre commande. Ils sont un peu dépassés par la situation mais enfin quelqu'un vient s'occuper de nous.

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J'en profite pour attaquer de déguster les vins locaux. Je commence par un Vermentino local, très fruité. Ensuite, en grignotant des “baguettes” que ses amis sont allés chercher dans le magasin attenant au bar, je passe au rouge avec un des plus tanniques, le Bovale Sardo puis un peu plus tard le Monica, un cépage cultivé sur tout le territoire de Sardaigne.

C'est sympa, on passe un bon moment, je discute avec un peu tout le monde, mon italien s'améliorant au fur et à mesure de la conversation apprenant quelques nouveaux mots. Rossana travaillant assez tôt le lendemain nous rentrons tous deux vers 23h45 à l'appartement.

Je me couche dans la foulée et tombe assez rapidement, la journée a été longue.

11 septembre 2014

Autour de Sassari : de la ville fortifiée à une des plus belles plages de Sardaigne, fin de journée autour d'un repas typique.

Mercredi 10 Septembre :

Je me lève vers les 7h30, à l'heure où Rossana s'en va au travail. Elle m'a laissé un jeu de clés et m'a dit de faire comme si j'étais chez moi. Je prends mon temps ce matin, me fait une pleine cafetière moka de café frais, et, en mangeant, après avoir transformé la tablette de Rossana en modem, je m'attaque à mon blog. Vous avez pu voir qu'il assez fourni ce qui explique qu'au final je ne décollerai pas très tôt ce matin.

Le temps de faire le blog, de me laver et de déjeuner, il est déjà presque 11h. Je laisse un mot à Rossana lui disant que je suis parti un peu tard et que donc je lui enverrai un message pourlui dire quand je rentre.

Je prends donc la direction de Alghero, ville fortifiée sur le littoral, et fais une pause conséquente à l'azienda Sella & Mosca, un énorme domaine viticole à mi-chemin entre Sassari et Alghero. L'entrée se fait sur la nationale, une route bordée de laurier roses puis d'énormes figuiers de barbarie mène à un chais immense, avec une salle de vente, une salle de dégustation, une chapelle, des cyprès de Toscane immenses et fournis. Vraiment impressionnant.

Les prix sont pas trop élevés pour le prestige de la cave, mais la dégustation, elle, est payante. Et puis ce sont des verres remplis comme quand on te les sert dans un bar. Pour éponger un peu c'est servi avec du "Pane Carusau", un genre de feuille fine de pâte à pain, croustillante, ressemblant au chiappatas mais vraiment cassantes. Je déguste du Vermentino, blanc sec, et du Canonau, rouge.

Ils sont tous deux bons, le rouge étant de 2010, il est particulièrement parfumé. Le blanc est bon mais pas aussi fruité que celui que j'ai bu la veille. Je vais ensuite dans la salle de vente et prends mon mal en patience car il y a pas mal de monde dont des catalans que j'avais vus à la dégustation et qui prennent pas mal de marchandise. Je prends deux bouteilles de Canonau, une pour moi et une pour Rossana pour lui offrir pour son anniversaire.

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Je repars après 45mn la tête un peu légère, pas bourré quand même sinon je pourrais pas conduire. Je finis la route jusqu'à Alghero, posela moto au pied des fortifications et vais me balader dans les rues pavées et piétonnes de la vieille ville fortifiée. C'est sympa, je m'arêtte à une boulangerie et prend de quoi manger :  un sandwich jambon cru, fromage et roquette entre deux tranches de foccacia au lieu du pain, un panné local avec des pâtes dedans, des pois, des oignons et pour le dessert un feuilleté à la ricotta avec des fruits confits.

Je garde tout ça avec moi et vais faire un tour voir les pêcheurs sur la digue, pensant aussi avoir le recul pour prendre quelques photos plus larges de Alghero. Après les photos je fais demi-tour le temps de voir un pêcheur sortir un beau poisson. Je retourne près des remparts où je déjeune sur un banc. 

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Un peu plus tard avant de partir je discute un petit moment avec un monsieur Suisse, retraité, lui aussi en trip moto avec d'autres amis. Un parle un petit momentle temps de me préparer à repartir, au chaud, il doit faire plus de 30°C.

J'ouvre un peu la veste et prends la route qui longe la côte jusqu'au Capo Caccia, joli cap à l'est de la ville. Au terminus de la route se trouvent des escaliers qui mènent à une grotte fameuse dont certains y vont en bateau depuis Alghero en excursion. Moi je profite de la hauteur pour prendre quelques photos puis m'en vais en direction de Stintino, plus au nord.

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Il y a une bonne quarantaine de kilomètres à parcourir, assez plats, dans une plaine fertile, puis près d'un espace de production électrique propre (champs d'éolien et de solaire), puis on arrive à Stintino et près du Capo Falcone à la célèbre plage de "La Pelosa", au nord de la ville, qui ressemble aux caraïbes, avec sable blanc et eau turquoise, les cocotiers en moins, avec vue sur les îles protégées de l'Asinaria, en face, îles sauvages et montagneuses.

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Je me baigne une bonne demi-heure dans un eau limpide et assez chaude, je dirais dans les 23°C. Je me balade ensuite un peu sur le reste de la plage où il y a plus de sable et plus de monde le temps de sécher un peu.

Je retourne à ma moto et me change. J'envoie un message à Rossana pour lui dire que je décolle, prends quelques dernières photos depuis la route en sens unique qui surplombe un peu cette plage.

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Je mets une quarantaine de minutes pour faire la quarantaine de kilomètres qui séparent Stintino et Sassari et arrive vers les 18h30 chez Rossana. Elle m'attendait avec une bouteille de vin achetée pour me faire goûter du Monica fait vers Cagliari. Je lui offre celle que je lui ai acheté pour son anniversaire, elle me remercie pour le geste.

S'en suit une longue discussion autour de cette bouteille que nous descendons ensemble en une bonne heure et demie, discutant tour à tour d'associatif, de bénévolat, de politique...Et puis on se dit qu'on pourrait aller manger en ville et elle me propose une table vraiment typique de Sassari, avec des recettes locales.

On descend donc dans le centre historique trouver ce petit restaurant typique qu'elle a choisi à merveille. Quelques tables, des photos anciennes de la ville sur les murs, un patron chaleureux dès notre arrivée dans son établissement qui n'est en fait pas vraiment un restaurant mais une table appartenant à un cercle de cuisiniers sardes.

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Ici on vous amène des spécialités faites localement, typiques de Sassari, les unes après les autres, dont la spécialité d'escargots comme ceux qu'on trouve sur l'anis en Catalogne, et d'autres juste un peu plus gros, cuisinés dans une sauce tomate épicée.

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On a des voisins de tables, un jeune couple sarde, dont la fille parle français puisqu'elle a travaillé à Paris dans une agence touristique. On discute pas mal et ils me donnent des conseils de visite pour la suite de mon périple.

Il y a vraiment trop à manger : un fromage en pot (mélange brebis et vache) à tartiner, des olives sardes piquantes, des tripes, des pieds de veau, de l'aubergine grillée, ces deux types d'escargots, des fèves au lard, des ravioles à la ricotta, de la viande d'âne, de l'agneau en sauce et encore des petits desserts, avec le café et l'alcool de myrte en digestif, deux fois car le patron a payé la sienne.

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On a bu un autre litron de vin avec tout ça, je n'en peux plus, j'ai la peau du ventre bien tendue et je suis un peu bourré tout comme Rossana. Je lui offre son repas car je ne pourrais jamais la remercier assez de m'avoir amené dans un resto aussi typique et authentique (à 25€ par tête, vu ce qu'on a mangé et bu, c'est donné, d'autant que ça restera pour moi une expérience inoubliable).

On rentre tranquilles traversant à nouveau le centre historique et arrivons sans heurts à l'appartement. On discute un peu plus de tout et de rien avant d'aller se coucher, Rossana faisant journée complète demain.


De Sassari à Cabras : Une petite virée dans les terres

Jeudi 11 Septembre : 

Lever vers 7h30 quand Rossana s'en va au travail. J'essaie de me motiver de suite pour faire mon blog histoire de pas décoller trop tard. Tout en déjeunant je rédige mon blog et le temps de tout faire et aller charger ma moto il est déjà quasiment 11h.

Je sors de Sassari et prends un peu de voie rapide pour aller jusqu'à la sortie direction Borruta. Près de là je vais voir l'église romane de San Pietro di Sorres. Je prends un ticket jumelé avec la nécropole de Sant Andria Priu. Une dame me fait la visite, en italien, pendant une bonne vingtaine de minutes. La caractéristique de cette église romane est qu'elle est bicolore, les conctructeurs ayant utilisé ce qu'ils avaient de disponible à l'époque, du calcaire blanc et du basalte (zone d'ancienne activité volcanique), noir.

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Je prends ensuite la direction de Thiesi, un joli village dans lequel je ne fais qu'étape pour acheter dans une petite boulangerie de quoi manger ce midi : Une part de foccacia, un genre de gateau à la ricotta et aux raisins secs, d'autres gateaux sablés maison.

Je continue ensuite ma route dans la vallée des Nuraghi (ce sont des anciennes tours défensives crées avant JC) vers Santa Lucia, près de ce hameau se trouve la nécropole. On y arrive par un chemin de terre carossable. La nécropole a été construite directement dans la pierre des falaises environnantes avec plusieurs chambres funéraires dont une qui était la plus grande de toute la Sardaigne.

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Je reste au niveau de la petite boutique pour manger ce que j'ai acheté, vers 14h, avec une boisson et un café. Je repars ensuite vers Bosa qui est aubord de la mer. Je passe par des superbes routes de montagne et encore une fois retrouve du brouillard et du vent à un endroit ou je dois rouler à 40 km/h car je vois pas à 15m. La route qui descend sur Bosa tourne e tsemble avoirun super point de vue, malheureusement la brume côtière remonte poussée par le vent continuellement vers le haut des motagnes et on ne voit pas très loin.

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Je fais donc un petit arrêt à Bosa après 1h40 de route mais ne reste pas très longtemps car le temps est venteux et frais. Je reprends la route d'abord surle bord de la côte puis à nouveau sur des petites routes qui tournent sympatiquement. Aux abords  de Cuglieri, au lieu de rester sur la route principale qui mène à Oristano, je prends une petite route qui monte avec des virages bien prononcés jusqu'à une ruine du chateau du Monte Ferru.

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Je grimpe jusqu'à la ruine espérant avoir un meilleur point de vue. Mais de là-haut le problème est le même il ya toujours cette brume qui remonte de la mer. Je me mets à discuter avec un couple d'allemands d'un certain âge qui sont montés en même temps que moi. On parle de la Sardaigne, du voyage en général, et de nos deux pays.

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Je repars un peu plus tard, le temps n'étant pas décidé à changer, et continue ma route vers Santu Lussurgiu le temps s'arangeant peu à peu en descendant en altitude. Je fais le plein après 50 km dans la réserve et un nouveau record de basse consommation de ma moto (320 km avec les 12L consommés avant la réserve fixe de 2,5L). 

Je continue ma route vers Cabras qui est bien placée pour les visites que je veux faire demain (San Salvatore, Tharros), et éli domicile dans le premier B&B que je trouve où la dame me propose un tarif basse saison de 45€ avec petit déjeuner une chambre confortable avec salle d'eau clim et tv.

Un petit coup de bienvenue offert, je discute en sirotant ma bière avec le patron, juste revenu de courir. Lui et deux de ses clients me donnent des conseils d'itinéraire pour la suite de mon road-trip en Gladius.

Je me pose ensuite un peu dans ma chambre avant d'aller manger une bonne pizza dans un restaurant en haut de la rue. Ma première pizza depuis que je suis sur le sol italien, et elle est fameuse, avec des champignons, de la mozzarella, de la saucisse sarde et des oignons.

Je rentre un peu après 22h à la chambre et m'occupe du blog jusqu'à environ 0h30. Je suis roti, ce fut une longue journée.

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12 septembre 2014

Du Capo San Marco à la presqu'île de Sant'Antioco par des routes spéciales motards.

Vendredi 12 Septembre :

Lever à 8h30 après une nuit d'un traite bien reposante, je descends pieds nus prendre mon petit déjeuner sous les tonnelles dans la cour intérieure. On est à mes petits soins dans la seconde. On m'amène de quoi faire du thé, une assiette de gâteaux maison, et il a des jus, du pain, de la confiture, des fruits. Je me fais un vrai festin.

Je monte ensuite me doucher et charge ma moto au minimum laissant mon gros sac à l'accueil. Je pars vers 10h en direction de San Giovanni de Sinis puis Tharros et le Capo San Marco. Je m'avance en moto sur le chemin carrossable jusqu'au phare interdit d'accès car militaire.

De là je pars me faire une balade à travers les buissons de myrthe et jusqu'au cap géographique. Je vois des cormorans près de l'eau sur des parois rocheuses volcaniques et aussi dans les buissons des centaines de libellules, d'un fort bon gabarit, certaines bleues ou vertes.

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Je reste là à balader une bonne heure, vois des campeurs qui se sont posés à l'abri et bien cachés car c'est interdit à cet endroit près de l'eau. Je reprends le chemin dans l'autre sens et m'arrête près du site grec de Tharros que je ne visiterai pas finalement car il n'a rien d'exceptionnel, en tous cas en comparaison avec Volubilis au Maroc par exemple. Je fais quelques photos de l'extérieur de la grille et file vers Is Arutas une des plages au sable granitique blanc et grossier et à l'eau transparente. 

Je me pose avant boire un verre de vermentino à l'ombre avant d'aller me bacquer. Je rejoins la plage au sable si spécial qu'il est interdit d'en emporter (je ne l'ai su qu'en repartant, le mal était déjà fait), si bien qu'ils fouillent dans les aéroports pour ça.

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L'eau est assez chaude et ça devient assez profond rapidement. De plus la mer est assez agitée. Il me faut donc pas trop longtemps pour me mettre à l'eau. J'y reste un bon quart d'heure avant d'aller me sécher et de retourner vers ma Gladius. Je me change et repars vers Cabras en faisant un arrêt à San Salvatore, village mort à l'année avec des maisons de plein pied seulement, qui ne vit que les premiers jours de Septembre pour une fête patronale.

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Arrivé à Cabras je file vers le centre pour trouver un petit supermarché ouvert pour faire quelques courses pour ce midi. J'achète des foccacias déjà agrémentées de sauce tomate ou d'oignons, un fromage sarde en forme de poire comme ils en font en Italie continentale, du jus de fruits, des biscuits et de l'eau. Pour à peine sept euros j'ai de quoi faire deux repas.

Je retourne au B&B chez "Gi et Gio". Je paye ma chambre et discute un petit moment avec les tenanciers. Ils sont en train de faire des desserts avec des sablés et une crème au citron à l'intérieur recouverts de noix de coco, qu'ils me font goûter, délicieux.

Je trace la route vers 14h vers Oristano puis prends la quatre voies pour gagner un peu de temps jusqu'à une sortie, prise au hasard, qui me met dans la bonne direction, Guspini, un des villages où ils font des couteaux. Sur la route il y a un passage à niveau qui est déjà descendu quand j'arrive et qui le reste un bon moment. Le temps de discuter avec les jeunes turinois arrêtés devant moi.

Je traverse Guspini sans voir de panneaux ou de boutiques de coutellerie du coup j'attaque de monter vers Arbus par mes premiers virages de la journée, déjà bien sympathiques. Au passage d'un col on descend sur Arbus qui est tout en descente et en longueur. Là aussi ne trouvant pas de boutiques je finis par m'arrêter un peu plus bas dans un bar où un monsieur bien gentil m'explique où en trouver une. Je me fais mon casse-croûte en dégustant mon deuxième verre de Vermentino de la journée.

Après un bon café serré je retourne vers le haut de la ville et trouve la boutique...fermée. Je retrouve un peu plus haut la direction pour une autre, appelée la colteleria del corsario. Il faut monter une route bétonnée jusqu'à l'atelier de l'artiste coutelier. Un coup de sonnette et ce dernier lève le rideau et me révèle sa collection de couteaux uniques car complètement artisanaux.

Il y a l'embarras du choix mais je finis par trouver quoi prendre pour mon collègue de boulot Steph.Berthet, collectionneur de couteaux. Je lui prends pour exactement ce qu'il m'avait donné d'argent, un couteau 100% sarde avec manche en corne de mouton et lame élargie, typique de Sardaigne, d'un fort beau gabarit, pas énorme non plus, mais unique. Je me prends une taille en dessous en souvenir, moi aussi avec une lame élargie.

Il est déjà 16h30 quand je repars de là, si je veux arriver à Sant'Antioco avant la nuit va falloir que je me bouge un peu. Je continue alors sur pour l'instant la plus belle route viroleuse de Sardaigne que j'ai pris pour l'instant, un virage sur l'autre, par contre je fais pas une moyenne de vitesse exceptionnelle...mais alors quel bonheur.

Entre Fluminimaggiore et Iglesias je fais un arrêt intéressant au temple de Antas, un temple à colonnes bien conservé à côté duquel se trouve un ancien village nuraghique dont on ne peut voir que les ruines circulaires.

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Après ce bref arrêt d'une demi-heure je reprends la route encore bien viroleuse et continue vers la presqu'île de Sant'Antioco. J'entame une partie du tour à la poursuite d'un agriturismo ou d'un camping. Je m'arrête faire des photos du coucher du soleil avant de me rabattre au crépuscule vers un B&B à nouveau, vraiment chez l'habitant.

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C'est le patron qui venait de sortir de la douche d'été qu'il a un peu plus loin qui m'accueille chaleureusement en peignoir et me montre ma chambre.

Pendant qu'il me la prépare on discute un peu, étonné qu'il est de mon niveau d'italien, me disant de me sentir ici comme à la maison. C'est un peu moins cher qu'hier, 40€ avec le petit déjeuner, mais on s'y sent bien.

Je reprends ensuite la moto pour aller en ville, à Calasetta, pour pique-niquer et manger une bonne glace à l'italienne, ma première. Je vais ensuite me poser dans un bar de la rue piétonne doté de Wifi pour écrire ces quelques lignes.

Je rentrerais vers 23h30 pour un repos bien mérité.

13 septembre 2014

De Sant'Antioco à Chia par la route de la Costa del Sud.

Samedi 13 Septembre :

Lever un peu avant 8h, j'ai dormi comme un loir. Je vais me doucher tout de suite. Je sors ensuite sur la terrasse où la jeune femme de Gianni est en train de préparer le petit déjeuner pour tout le monde (moi le seul client et des amis à eux qui ont couché ici), son petit bébé lui aussi métis, en train de regarder les dessins animés à la télé. Je me fais un petit déjeuner de roi, restant à discuter un peu avec Gianni et ses amis un moment.

Ensuite je commence à charger mes affaires, équipé d'un petit guide français de la région que Gianni me donne. Je le salue et le règle lorsqu'il s'en va et décolle de La Bella Calasetta un peu plus tard, vers 10h.

J'entame donc le tour de la presqu'île de Sant'Antioco m'arrêtant à quelques jolis points de vue. Pas de baignade pour le moment même si plusieurs plages en donnaient envie.

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Je fais un arrêt par un de mes premiers caps de la journée, celui-là sur la presqu'île, où je fais quelques photos puis discute un petit moment avec des jeunes pêcheurs sous-marins venus pratiquer leur sport favori près de là.

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Je rejoins ensuite la terre ferme et m'arrête dans un supermarché discount de la même marque qu'hier (Eurospin) pour acheter de quoi manger ce midi.

Je rejoins Porto Pino avant 13h et vais me poser près d'une crique pour manger, laissant la moto un peu plus haut sous des pins à la fin d'un chemin de terre. Je me fais un casse-croûte qui me tiendra sûrement jusqu'à la fin de la journée : pain foccacia à la tomate et aux aubergines, fromage d'hier et 150g de mortadelle puis une paire de figues de barbarie (fichi d'india) venant de Sicile. Encore une fois je reporte ma baignade à plus tard, la température étant assez haute à cette heure-ci.

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En repartant je m'arrête près de l'étang où on peu apercevoir quelques flamants roses. Je prends quelques photos et reprends la direction de la route des caps.

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Un peu plus tard j'essaie de rejoindre le Cap Teulada, qui géographiquement serait celui le plus au sud, mais, après avoir fait un arrêt dans la ville de Teulada pour un capuccino, j'apprends que celui-ci est entièrement militaire et donc accessible seulement par la mer.

Je retourne donc prendre la fameuse route de la Costa del Sud, route côtière qui longe tous les caps les plus au sud de la Sardaigne, en direction de Pula. Elle est effectivement magnifique et donne de nombreux points de vue sur le littoral fait de falaises bien découpées et de temps en temps une plage de sable blanc à l'eau turquoise et transparente.

Quand je suis à peu près à mi-chemin me germe l'idée d'enregistrer ce moment à tout jamais en utilisant ma caméra bullet HD. Je fais trois essais différents dont deux avant ma première baignade de la journée sur la petite plage de Piscinnas.

 

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Je fixe une première fois la camera près du support du rétro et posée sur le réservoir de liquide frein avant. Après cinq minutes je m'arrête à un point de vue et change la caméra de place, et, grâce au gaffer (Scotch américain que je n'ai pas oublié de prendre bien sûr) je la fixe sur le dessus de mon casque ne sachant pas trop ce que ça pouvait donner. Je me refais cinq minutes de route pleine de virages avant de retourner à cette plage que j'avais repéré avant, plus vide que l'autre un peu plus loin.

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Avant d'y aller je fixe ma caméra à un autre endroit, sur le clignotant droit, bien scotché, pour une troisième vidéo que je ferai après ma baignade. La plage est en effet quasi vide, une dizaine de personnes, et je me jette à l'eau assez chaude mais agitée en quelques minutes et me fais une bonne baignade d'une quinzaine de minutes. Il y a un peu de vent quand je sors, je me sèche et retourne à la moto pour mon troisième essai. 

Je ne m'arrête pas jusqu'à Chia, ma destination finale d'aujourd'hui, rangeant la caméra dans ma sacoche de réservoir en roulant. J'arrive à Chia vers 18h et trouve un camping qui donne sur la mer tout près de la Torre Chia, tour aragonaise posée sur un promontoire au dessus de la plage du camping.

Je passe à l'accueil et me fais enregistrer puis vais poser ma moto dans un emplacement à égale distance de la mer, des sanitaires et de l'accueil. Je monte ma tente tout de suite, prends des affaires pour aller à la plage et file. 

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Je me pose au bar de la plage un peu plus loin, prends une bière et sors mon ordi pour regarder ce qu'ont données les vidéos. Je ne suis pas mécontent du résultat quelque soit la position de la caméra.

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J'attaque de rédiger mon blog en sirotant ma bière et attends le soleil couchant pour monter à la tour. D'ici on ne voit pas le soleil couchant mais on a une bonne vue sur les deux plages des deux côtés.

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Quand je redescends je vais poser mes affaires pour ma deuxième baignade de la journée. On est que deux dans l'eeau à cette heure-ci, les autres personnes étant des pêcheurs à cette heure où la plage a été désertée. Je me baigne un bon quart d'heure à la nuit tombée puis rejoins mon emplacement. Je vais faire un tour aux sanitaires pour me rendre compte qu'il fallait acheter des jetons pour la douche. Je retourne me rincer à celles qui sont près de l'accès à la plage, fraîches mais au moins à l'eau claire.

Une fois séché je me rhabille légèrement et sors avec ma moto pour aller diner. L'accueil étant déjà fermé je m'occuperai de ce jeton demain. Je m'arrête près de la route dans un restaurant bondé qui fait pizzeria et commande une pizza à emporter et une bouteille d'eau. Pendant l'attente je me pose et écris mon blog sur la terrasse du bar. J'en profite pour me brancher et recharger l'ordi. 

J'ai un message de Vincenzo, le couchsurfer motard chez qui je devais aller à Cagliari, qui me dit qu'i a un empêchement et qu'il ne pourra pas me loger le 16. Je lui répond en lui expliquant que ce n'est pas trop grave puisque je suis déjà tout prêt de Cagliari et que je trouverai toujours un camping ou un B&B pour m'arranger.

Je déguste ma pizza en commandant un verre de vin rouge local pour aller avec. Je reste là tranquille pour écrire mon blog jusqu'à vers les 22h. Je retourne ensuite au camping où j'ai la wifi pour finir mon blog.

14 septembre 2014

De Chia à Cagliari

Dimanche 14 Septembre :

Lever vers 7h30. Dans ma tente j'émerge progressivement, vais à l'accueil prendre des jetons et puis me dirige vers le portillon d'accès à la mer que le monsieur de l'accueil ouvre à ce moment là.

Je me fais donc mon premier bain de la journée à 8h pile, une bonne vingtaines de minutes. Au retour je me rince et me dirige avec des affaires aux sanitaires pour prendre ma douche. Les jetons durent vraiment pas longtemps et je dois aller finir de me rincer à une douche froide.

Ensuite je vais petit déjeuner au bar restaurant où je prends un cappuccino et un croissant. Je déguste des figues de barbarie, du jus de pêche et des petits gâteaux au chocolat.

Je retourne ensuite à ma tente et entame de tout replier. Le temps de tout remettre sur la moto je m'en vais vers les 10h20, obligé de faire demi-tour après cinq minutes ayant oublier de régler le camping.

Je repars vers 10h30 en direction de Pula. Je m'arrête à Nora, petit village sur le bord de mer près de Pula où se trouve une ancienne cité punico-romaine et une tour aragonaise. Un billet commun de 7,50€ est nécessaire pour faire la visite qui est guidée.

J'arrive à la bonne heure car la visite de la tour commence à 11h15. Elle dure environ 45 minutes avec toutes les explications et de beaux points de vue sur l'ancienne cité romaine.

Un peu plus tard avec une autre guide on attaque la visite de la cité qui a été installée d'abord à l'époque punique puis a été recouverte par les romains qui ont bâti sur cette péninsule comme ils ont pu, loin de leur régularité habituelle, en reconstruisant par dessus le restes puniques.

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Il y a un joli théâtre romain, deux bains publics, des mosaïques très bien conservées dans des « domus », maisons romaines de personnes aisées.

On finit la visite vers 13h. Il fait vraiment chaud et je suis content de remonter sur la moto avec la veste un peu ouverte. Je file vers Cagliari que je traverse par la route en bord de mer, m'arrêtant seulement un peu plus loin à Cala Mosca, un petit village au dessus d'une crique. Tout le reste autour est militaire mais je m'arrête près d'un bar avec vue sur la mer.

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Je me pose et prends un croque monsieur que j'arrange avec le reste de fromage que j'ai dans mon sac et commande aussi une bouteille d'eau pétillante. Il y a de la wifi, quoi qu’irrégulière, mais j'aperçois furtivement une réponse positive pour le couchsurfing. Mauro, lui-aussi motard, me dit que je peux venir. Il me donne son numéro de cellulaire et on communique par SMS.

On se donne rendez-vous chez lui afin d'aller faire un tour en moto ensemble. Après un peu de galère de géographie je finis par retrouver mon chemin et arriver chez Mauro. Je rencontre sa compagne Silvia, très sympathique elle aussi. Je m'installe, discute un peu avec eux deux, fais une machine de linge. L'appartement est dans un condominium récent, très grand, avec deux salles d'eau, une cuisine équipée très spacieuse et même un petit bout de jardin.

Mauro me propose d'aller faire un tour tous les trois. Ils doivent aller acheter un cadeau pour le baptême de la fille d'une de ses cousines qui a lieu ce soir à 20h. On va d'abord dans un centre commercial ouvert le dimanche puis on va faire un tour à la plage de Poetto, une longue plage dans Cagliari. On se pose à un café et on boit un coup en grignotant un peu.

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Comme il est déjà 19h passées on remonte vers chez lui et ils se préparent pour y aller. Il me laisse un jeu de clés et me dire de faire comme chez moi. On doit se voir plus tard si je le souhaite en centre-ville pour la soirée de clôture d'un festival culturel. Il me dit que si je veux manger quelque chose il y a une pizzeria à l'angle de la rue, très bonne.

Un peu après leur départ je vais voir cette pizzeria et en commande une. J'ai même droit au joli sourire et à la gentillesse de Sabrina la serveuse qui me donne aussi un verre de prosecco, un vin mousseux, le temps de l'attente.

Je me rentre à l'appartement pour déguster ma pizza et il me vient vite la flemme et la fatigue. Je resterai par là pour préparer mon blog et zoner devant la télé italienne.

 

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15 septembre 2014

Balade à moto avec Mauro sur la côte jusqu'à Villasimius et un peu de route de montagne pour finir la journée.

Lundi 15 Septembre :

Lever un peu avant 8h au moment où Silvia sort. Je me fais une cafetière moka (ils ont une moka électrique et même programmable), bois un jus de fruits et sort prendre un de mes paquets de Palets bretons que j'avais amené. Je prends mon temps puis vais me doucher.

Mauro se lève un peu plus tard. Je lui dis que je ne les ai même pas entendus entrer cette nuit tellement je dormais comme une masse. Il me dit qu'ils se sont bien amusés et qu'il y avait une bonne ambiance.

Il m'explique aussi que Silvia, qui a 35 ans, est allée accompagner sa plus petite sœur, sa cadette de plus de 20 ans (même père je précise), qui fait sa rentrée au collège (15 jours de différence avec la France, à cause de la chaleur qu'il fait encore à cette époque).

Ensuite il me partage sa connexion internet et j'en profite pour surfer un peu. Il me montre une vidéo d'une route qui va le long de la côte jusqu'à Villasimius, faite par un motard et me dit que si je veux on peut aller se la faire.

Quand Silvia rentre on boit un café et on prépare nos affaires pour aller faire cette route puis se baigner. On part un peu après 11h. Je suis étonné de leur tenue pour aller rouler : Mauro en bermuda et sa copine en short très court et chaussures à talons renforcés, tous les deux en t-shirts. Je leur demande s'ils n'ont pas trop peur en cas de chute. Mauro me montre son coude droit en guise de réponse, bien brûlé, et je lui dit que finalement ça l'a pas vacciné.

Avant de partir je mets en place ma caméra sur le clignotant pour prendre une paire de vidéos de cette fameuse route. On prend un bout de voie rapide jusqu'à un certain point, après un tunnel dans lequel il y avait un radar, le premier que je vois.

Une fois sur la route plus petite viennent rapidement les premiers virages, en effet bien prononcés, qui suivent le relief découpé de cette côte sud. On fait une première pause à mi-chemin de Vilasiamus, à un joli point de vue où je prends quelques photos et Mauro m'en prend aussi une paire. Je jette un coup d’œil à mes pneus, le bord a bien un peu bouloché, mais ça va. Ils ont pas trop chargé jusqu'à maintenant

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On reprend la route pour une belle partie bien viroleuse avec des supers points de vue. On s'arrête dans le village de Vilasiamus pour boire un café. Je me prends quelque chose plutôt salé à grignoter car il est déjà midi.

On poursuit ensuite un peu plus loin vers une des plus belles plages de ce bout de côte, accessible depuis la route par un chemin de terre. Elle se prénomme Punta Molentis. On pose les motos et on rejoint la plage de sable blanc à l'eau transparente. Il y a beaucoup de monde mais on trouve quand même un endroit où poser nos affaires.

On va se jeter dans le bouillon quasi immobile qui doit faire pas loin de 25°C, et on barbote pendant une quinzaine de minutes. Mauro me conseille d'aller sur le cap en lui-même pour aller prendre des photos. Je suis son conseil et fais le tour pieds nus prenant des photos de temps en temps.

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Quand je reviens j'ai eu pas mal chaud pour grimper alors je retourne à l'eau. Je fais une bonne dizaine de minutes de plus puis retourne faire la crêpe, comme mes amis sardes, pour sécher.

Je commence à pas mal cramer avec ma peau blanche comparée à celle de Mauro et Silvia et retourne en même temps qu'eux à l'eau. On y reste un bon moment à discuter, me donnant des conseils de visite pour le reste de mon séjour.

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Il m'explique qu'à des endroits en Sardaigne il y a des tombes de géants et qu'elles ont été découvertes que récemment dont une où il y avait des os, plus grands qu'à la normale, découverts suite à l'excavation faite pour des travaux d'une église. Il me dit qu'une organisation est venue tout récupérer et effacer toutes les traces (toutes les vidéos ont été confisquées, les photos) et ils ont fait un total déni tout en enterrant tout ça. Je ne sais pas trop quoi penser de ça d'autant que c'est assez récent et que la plupart des supports médias ont été supprimés.

On repart après une paire d'heures sous le soleil pesant du midi solaire, les casques vraiment au chaud dans les top-cases. J'avais bien calculé mon coup avec le soleil, ma moto se trouvant à l'ombre du buisson quand on repart.

On se refait la route dans l'autre sens, tranquilles, et on rentre par le bord de mer au lieu de la quatre voies. On arrive un peu après 15h à l'appartement que Mauro doit nettoyer car il a du monde ce soir, c'est pourquoi je ne pourrai rester une autre nuit.

Silvia elle fait à manger, deux magnifiques et fraîches salades : une avec salade verte, roquette, tomates, et du surimi de qualité, une autre avec des champignons de Paris tranché fins avec de la roquette et des pétales de grana padano et citron et huile d'olive.

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Moi je regarde le résultat de mes deux vidéos, pas mal, même si sur le clignotant on est moins haut et on voit un peu moins la mer. Du coup on mange assez tard, vers 16h. Mauro va ensuite tondre son petit carré de pelouse, passant d'abord un coup de taille-herbes que je lui répare lui remettant la bobine qu'il avait complètement sorti.

Pendant ce temps j'étudie la carte de la Sardaigne pour essayer de prévoir un peu la suite. Je décide de faire l'impasse sur la capitale, ayant passé un bon moment en leur compagnie. De plus la côte est recèle d’encore plus beaux sites que la côte ouest.

Quand Mauro a fini de passer la tondeuse il vient me montrer sur la carte ce que je ne dois surtout pas manquer et quelles routes inoubliables en moto je devrais faire. J'ai donc un paquet de choses en perspective pour les quelques jours qu'il me reste à faire. Pour ce soir il me conseille de prendre une route qui va de chez lui à Muravera, une route de montagne encore plus jolie que celle de ce matin.

Je charge la moto et décolle vers les 18h ,remerciant Mauro et Silvia pour leur hospitalité et les bons conseils qu'ils m'ont donné. Je passe faire un peu d'essence puis prends la fameuse route.

Je ne suis pas déçu, la partie montante très belle, courbe sur courbe, et la descendante suivant un canyon de pierres rouges découpées qui finit par déboucher à nouveau sur la plaine. J'avais noté un village à rejoindre mais il se trouve qu'il n'y avait pas de camping alors j'ai profité du coucher de soleil sur l'étang avec des flamants roses et j'ai repris la route.

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""celle-ci je pourrai la vendre""

J'ai fini par trouver un camping près d'un port de plaisance, Porto Corallo, un trois étoiles assez bien équipé et moitié vide. J'en ai pour moins de 10€ tout compris, ça va. Je monte ma tente à la lumière de ma torche et je file au restaurant tout près.

Pour la troisième fois en trois jours, ce soir ce sera pizza avec une paire de bières bien fraîches, l'ordi allumé (mais malheureusement pas de Wifi, dommage pour un trois étoiles) et rédige mon blog que j'essaierais de poster demain dès que je me trouve dans un endroit où j'aurais le Wifi.

Je sens que mon dos chauffe, résultat de mon exposition de cet après-midi à la plage, je vais avoir soif cette nuit. Je reste là jusqu'à un peu plus de 22h, je règle mon dû et retourne à la tente. Je vais pas traîner, même si la journée n'était pas des plus fatigantes, 150 km environ, faire de la conduite pleine de virages, ça use.

16 septembre 2014

Da mare a monti a mare ("de la mer à la montagne à la mer à nouveau") : une belle boucle de 370 km.

Mardi 16 Septembre : 

Lever un peu avant huit heures. Je plie mes affaires tout de suite tant qu'il fait pas trop chaud. Je vais prendre ma douche ensuite, vais payer et ensuite prends la route. Je m'arrête dans Villaputzu où je prends mon petit déjeuner au café des sports du village.

Je repars vers les 10h pour prendre plein de petites routes qui tournent bien en direction de Su Nuraxi. J'ai une bonne centaine de bornes sur des routes de montagne, avec une altitude et une végétation permettant à l'air d'être assez frais. Après un peu plus de la moitié de ce trajet on se trouve sur un haut plateau, très sec, avec peu de vent par endroits et donc une impression de température beaucoup plus élevée. 

Je fais une petite courne dans mon enseigne favorite Eurospin pour midi et ce soir (des pains focaccia, un bout de 500g de pécorino sardo, fromage de brebis sarde, de l'eau, du jus et des biscuits. Je remets un peu d'essence après 90 km de route et continue en direction du site de Su Nuraxi (prononcer "sou nouragi"), site inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, où j'arrive sur les coups de midi et demi. Une visite doit commencer un quart d'heure plus tard, ça tombe bien.

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La visite est guidée, obligatoirement, et en italien et en anglais. Ce site nuraghique est le plus important parmi les 7000 découverts en Sardaigne. Déjà il faut savoir que ces structures en forme de tours évasées ou comme ici de complexe de plusieurs tours, n'existe qu'ici et date d'environ 2000 ans avant JC pour la plupart.

Le rôle exact de certaines constructions reste mystérieux autant que la civilisation en elle-même puisqu'il n'a été jamais retrouvé ni peintures ni écritures. En revanche, lors des multiples excavations de tous ces sites, on a retrouvé des statuettes en bronze témoignant de leurs us et coutumes, ainsi que beaucoup de céramiques.

Le complexe principal le plus ancien est construit en pierre basaltique issue du plateau volcanique qui se situe à 4 km. Il est composé de trois tours fermées à toit en coupole et d'un espace intérieur avec un puits au centre. D'autres tours ont été rajoutées quelques siècles plus tard pour en faire une vraie forteresse, les habitations se trouvant à l'extérieur.

On monte par des escaliers sur le dessus des tours puis on descend par un escalier intérieur très extriqué jusque près du puits. Les tours sont positionnées aux points cardinaux et sont faites de manière qu'un couloir dans l'épaisseur des murs permettent de passer d'un étage à l'autre, amenant l'épaisseur à près de 6 m par endroits.

Dans la tour nord on retrouve une citerne où étaient stockées les denrées car la température ne bougeait pas des 15°C même en plein été. La visite dure près d'une heure et le billet d'entrée donne accès à un musée en ville où j'irais après m'être restauré. 

Ce musée est en fait une villa construite par un baron espagnol, Zapata, sur un nuraghe existant qui s'est donc retrouvé caché par la villa. Quand la lignée de cette famille s'est éteinte, il y a un peu plus de trente ans, la mairie de Barumini a repris le bâtiment et a entamé de remettre à jour le nuraghe, sortant toute la terre et construisant une passerelle par endroits et des pavés de verre à d'autres pour pouvoir apercevoir l'édifice de par en dessus.

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Je repars vers 15h en direction d'Arbatax près de Tortoli qui devrait être ma destination finale si les routes de montagne que je dois prendre ne me prennent pas trop de temps. Une fois quitté le plateau sec je reprends des routes qui tournent à foison jusqu'à près de 1000m d'altitude par endroits. Les points de vue sont saisissants, les courbes les une sur les autres demandant pour certaines de tomber la seconde pour les passer.

Certains passages ressemblent à un décor de western avec des pics rocheux aux formes rappelant celles du Colorado.

 

Je ne suis pas le seul à m'amuser, je me fais même doubler par deux Ducati dont les chauffeurs expérimentés posaient le genoux à quasi tous les virages. J'en trouve aussi un peu plus loin, des savoyards et un suisse avec qui je m'arrête discuter un petit moment en face des villages de Gairo (l'abandonné et le nouveau construit juste au dessus). Juste après je ramasse quelques figues tombées à terre mais petites et confites.

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Eux prennent un route différente que la mienne qui m'a été conseillée par Mauro. Elle passe par trois villages perchés Osini, Ulassai et Jerzu avec de la haut un point de vue sur la mer. Je fais une partie des derniers kilomètres par une voie rapide puis j'arrive à Arbatax qui n'est en fait principalement qu'une ville portuaire, pas très jolie. Je prends une petite route vers le Villagio Telis et le camping du même nom. Un quatre étoiles avec plage privée, piscine, et des centaines d'emplacements, des bungalows, des mobil-homes.

Je me fais montrer un emplacement et m'enregistre. Je vais ensuite monter ma tente. Je serai entouré exclusivement de motards allemands, la langue manifestement la plus parlée dans le camping.

Un peu plus tard je me dirige vers le bar du camping, mes victuailles dans les mains, l'ordi dans l'autre prêt pour rattraper deux jours de blog. Le wifi est pas exceptionnel, un blocage m'empéchant d'envoyer plusieurs photos à la fois. Alors il y en aura un peu moins pour ces deux jours car une par une c'est galère et j'ai peur que mon ordi n'aie bientôt plus de batterie.

Je me rentre assez tôt pour me reposer de ces magnifiques 370 km que j'ai pas vus passer. Demain je m'attaque à d'autres belles routes pour aller voir Orgosolo (le village aux façades peintes). 

17 septembre 2014

D'une crique à l'autre en passant par la montagne, au village aux façades peintes de Orgosolo

Mercredi 17 Septembre :

Lever vers 8h. Je monte me doucher et plie ensuite ma tente. La moto est chargée je pars petit déjeuner au bar où j'étais hier soir. Je prends un cappuccinno et déguste mes dernières figues que j'ai lavées ce matin.

Je paie mon du, 14 euros, ça va pour un quatre étoiles, même si je n'ai pas eu le temps de profiter de la piscine à débordement. Je donc peu après 10h, après avoir fait un peu de carburant dans une station à Girasole. 

Je prends les petites routes que j'avais prévu pour rejoindre Orgosolo. Entre Arbatax et Dorgali je dois m'arrêter, heureusement à un bar près du col. Nous sommes nombreux à nous être arrêtés. Je prends un café marochino (café avec du chocolat en poudre et du chocolat fondu et un peu de lait), et discute un petit moment avec des italiens vivant en suisse germanique, après avoir couvert un peu mes affaires pendant l'averse.

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J'enfile le pantalon de pluie et reprends la route car il ne pleut plus. La route est superbe, encore plus de ce côté du col. On voit des montagnes en forme de crêtes, nues et grises, au loin. Après Dorgali je trouve la route pour Orgosolo. Il y a qu'une dizaine de kilomètres mais c'est toute une expérience. La route semble avoir subi les ravages de plusieurs coulées de boues. On en voit les restes sur quelques ponts et surtout une quantité de morceaux de routes affaissés et non réparées. 

J'arrive enfin à Orgosolo, vers 12h45, gare la moto et entame de me balader dans les rues afin de découvrir les différentes peintures murales. Biensûr je ne pourrai les voir toutes tantelles sont nombreuses et la ville étalée.

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Après avoir fait quelques petites rues je me trouve près d'une grande place à côté d'une église et vois de loin une peinture avec un bateau et la Sardaigne reliée à la France. Quand je m'approche c'est la surprise totale car sur la proue il est indiqué "Mende - Lozère" et la signature "Lycée Notre Dame, 1995".

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Je continue ma déambulation et remonte vers la rue principale découvrant de nouvelles peintures, toutes engagées, une manière de se révolter contre plusieurs faits de société (mafia, gouvernement corrompu,...), mais aussi des images et des messages de paix et religion.

Il y a aussi une faite par des gens du Larzac pour le combat des paysans contre l'armée.

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Certaines sont très réalistes, on a l'impression de rencontrer les personnes peintes au coin des rues. Je fais une bonne heure de visite et vais me poser à un snack sur la place près de ma moto. Je commande une bouteille d'eau et une assiette de "verdure griliate" aubergines, courgettes et poivrons grillés. Je déguste avec mon pain et mon pécorino sardo.

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Je repars vers 14h45 et me dirige vers Nuoro. Je prends encore quelques photos de vers la sortie du village.

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Je prends une ancienne route que personne n'emprunte car il y en a une toute neuve pour y aller. En une douzaine de kilomètres je croise seulement une voiture. Jeme fais plaisir sur cette petite route bien pleine de petites courbes mais faite d'un revetement assez granuleux, du coup j'envoie pas trop.

Une fois à Nuoro je cherche à prendre la route qui monte au Mont Ortobene, à un peu plus de 900m d'altitude. Je prends pas la bonne route au début et profite de l'arrêt pipi pour changer de direction. Je trouve un coussin dans les buissons, pas trop sale, imitation jeans, à l'odeur forte d'absynthe, le buisson dans lequel il était bloqué. Ce sera donc une double épaisseur de coussin pour conduire.

Je finis par trouver la bonne route et monte jusqu'en haut du mont, gare la moto et rejoins le promontoire rocheux sur lequel se trouve une statue du Christ. On voit quasiment à 360° mais pas la mer et la vue est de plus un peu bouchée car c'est très nuageux aujourd'hui. 

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Je repars ensuite vers Dorgali, prenant une route différente de ce matin. Je me dirige vers Cala Gonone, une plage que m'avait conseillé Mauro, où il y a un camping sympa où ils sont allés avec Silvia. La route qui rejoint le village est vraiment sympa et je trouve le camping assez facilement.

Là aussi il y a une piscine et la mer est à moins de 5 mn de marche. Je m'installe comme hier sous quatre gouttes de pluie, le gros nuage gris se trouvant juste au dessus de la barre rocheuse qui domine le village. Je reprends la moto et descends vers le port pour aller me renseigner pour les différentes possibilités d'aller en bateau dans le golfe de Orosei, où se trouvent un certain nombre de criques sauvages et accessibles seulement par bateau, et des grottes.

Il se vend surtout des croisières à la journée avec des arrêts de une à deux heures dans chaque crique, le tout pour une trentaine d'euros, repas non compris. Je discute un moment avec une française de Tourcoing qui est gérante d'une de ces compagnies. Elle me présente son "tour" et on discute un peu. Elle me dit que si je veux voir une belle route je dois prendre celle qui va à la plage de Cala Cartoe, une route panoramique.

Je m'arrête boire un verre de vin blanc dans un bar sur le port et reprends la route en direction de cette fameuse route. Elle consiste pour le début en une route en béton qui serpente jusqu'à un passage dans la roche en haut de la barre rocheuse. On voit de là tout le golfe d'Orosei, même si c'est vraiment bouché, on peut même deviner les plages de Cala Luna au loin.

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Je continue jusqu'à la plage de Cala Cartoe où j'arrive après un quart d'heure sur une route étroite finissant par un chemin de terre. Il n'y a que deux autres personne sur la plage, des allemands biensûr. Je vais prendre quelques photos me résignant pour la baignade, la mer étant vraiment très agitée.

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Je retourne vers Cala Gonone et m'arrête dans une superette pour mon repas de soir. Je me prends de la salade de riz, de la salade de poulpe, des tranches fines de roti de porcet des pains à la pomme de terre pour faire mes sandwiches. Le tout pour moins de huit euros.

Je retourne ensuite au camping et vais voir au bar s'il y a un endroit pour se brancher. Les gars du bar me disent qu'il y a pas de problème. Je vais donc chercher mes affaires et m'installe pour manger, une grande bière ichnusa pour accompagner tout ça.

Je fais un album sur facebook pour Orgosolo car c'est plus rapide à charger que sur canalblog. L'adresse est publique et est la suivante : https://www.facebook.com/andrieu.fabien/media_set?set=a.10152633927067954.1073741842.760962953&type=1&notif_t=like

Je rédige mon blog, mange et regarde en même temps avec les locaux le match de champions league Roma - CSK Moscou. Trois buts en 20 mn, un score final de 5-1, les gens ici sont contents. 

Je finis vers 23h poussant mon repas avec un verre de Myrthe avant d'aller me coucher. 

 

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18 septembre 2014

Randonnée dans le golfe d'Orosei et un peu de route côtière jusqu'à San Teodoro

Jeudi 18 Septembre : 

Lever vers 7h30 au doux chant des douches toutes proches. Je commence par là, une bonne vraie douche chaude pas comme hier dans le quatre étoiles. Je commence à plier un peu et charger la moto avant d'aller déjeuner. Ils font une formule au bar avec un cappuccino, un croissant et un verre d'eau pour deux euros. Je me fais un bon petit déjeuner avec un croissant au nutella, mon jus d'abricot et quelques biscuits.

Je suis parti du camping après avoir réglé mes douze euros en direction de la plage Cala Fuilis, au bout d'une route à quatre kilomètres du camping. Le temps d'y aller le temps s'est quelque peu découvert et je pose ma moto, décidé de faire la randonnée jusqu'à la Cala Luna accessible seulement à pied ou en bateau.

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Elle est donnée pour deux heures et est particulièrement technique avec quelques zones de grimpette et assez éprouvante à cette heure là maintenant que la température a augmenté sensiblement. Je pars à 10h pile et arrive sur place une heure et demie après avec une dizaine de minutes de pause. J'avais un bon rythme et par moments ça piquait. Fort heureusement c'était en partie à couvert sous les arbres. Les 6 km se font en haut des falaises avec plusieurs "monte-dabale" donnant à chaque fois l'espoir d'enfin arriver.        

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En arrivant à la dite Cala Luna je vais me renseigner sur les horaires de retour en bateau. Malheureusement ceux qui retournent à Cla Fuilis sont peu nombreux et le prochain est à 15h30. Un autre part à 12h30 mais va direct à Cala Gonone.

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Je me fais donc une baignade expresse d'une quinzaine de minutes après avoir tout mis à sécher car, on peut le voir sur la photo suivante, ce qui brille sur moi c'est pas l'eau de mer mais bien la sueur de mes 1h30 de raballe.

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L'eau et bonne mais là où je me baigne ce sont des galets. J'ai donc droit à un massage gratis des voutes plantaires et repars pieds nus jusqu'au ponton quand l'heure du départ approche. Le bateau n'est pas trop en retard et j'embarque après avoir pris mon billet à huit euros.

J'arrive vers 13h et vais faire une course à la supérette d'hier prenant à nouveau cette bonne salade de poulpe, du pécorino sardo jeune, quelques tomates et une nouvelle bouteille d'eau fraîche.

Je prends ensuite la direction de Cala Fuilis à pied, ne trouvant malheureusement aucun automobiliste pour me prendre en stop. Je fais donc 4 km de marche supplémentaire amenant mon total à 10 km aujourd'hui, sous une chaleur humide assez étouffante malgré des nuages épais.

Je retrouve ma moto après 45 mn et pars dans le sens inverse, dans l'idée de reprendre la route panoramique d'hier pour partir vers Dorgali puis le reste de la côte vers Siniscola puis San Teodoro où Mauro m'avait conseillé un camping. 

Je m'arrête dans la montée en béton pour prendre quelques clichés et faire ma pause déjeuner vers 14h30. Je déguste ma salade et mon sandwich maison avec le reste de roti d'hier et du pécorino sardo jeune avec ces tomates cerises délicieuses et sucrées. Le brouillard est juste au dessus et passe par vagues non loin de l'endroit où je me trouve.

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Je reprends la route vers 15h et vais mettre un peu d'essence plus tard à Siniscola après avoir roulé 90 km dans la réserve. Je vais ensuite vers La Caletta un petit village côtier que l'on rejoint par des routes plus petites qui longent bien la côte.

Je fais une pause vers 16h30 là-bas pour manger une bonne glace artisanale avec un café. Après ce bref arrêt je continue ma route, passe tout près d'un énorme carrière de marbre en descendant vers San Teodoro, je m'arrête même prendre une photo d'un seul des trois ou quatre sites d'extraction dans cette montagne.

Je continue vers San Teodoro non loin et finis par trouver le fameux camping. J'y suis vers 17h30, me fais à enregistrer par le personnel de l'accueil très sympa et file trouver un emplacement. Ici encore la langue la plus parlée reste l'allemand, d'ailleurs mes voisins sont germaniques à nouveau.

Une fois plantée la tente je vais faire un tour en ville acheter une bouteille de vin et un fruit pour le dessert. Quand je reviens je vais me poser au bar du camping, me connecte à Internet et attaque de faire mon blog, tout en dégustant un Spritz, le cocktail à la mode en Sardaigne, que je n'avais pas encore essayé. Aperol (un truc sans alcool un peu amer), vin blanc mousseux local et limonade. C'est pas mal en fait. Les moustiques viennent se joindre à moi pour mon grand désespoir bien qu'ils n'attaquent pas trop quand même. Heureusement j'ai la moustiquaire dans la tente.

Vers 20h30 j'ai quasiment fini d'écrire alors j'enregistre mon récit et vais aller me faire mon pique-nique, je reviendrai plus tard pour les photos, mon appareil étant d'ailleurs resté dans la sacoche de réservoir.

Je me pose à ma petite table près de ma tente et me fais mon petit dîner tranquille, ouvrant ma bouteille de Carignano de Sulcis, de Calasetta, une de mes étapes. J'ai pris le moins cher des rouges et il se trouve qu'il est très bon, d'autant que jusqu'ici je n'avais pas encore eu l'occasion de goûter au Carignano.

Je vais ensuite en proposer à mes voisins allemands car je vais quand même pas me la torpiller tout seul. On discute un bon moment de voyages puis de langues et de nos différents sysyèmes sociaux. Ils ont dans les 25 ans et s'appellent Lili et Lukas.

Le temps passe vite et il est déjà 1h10 que je n'ai pas encore envoyé mes photos. Je peux aller enfin me coucher vers 1h30.

19 septembre 2014

Journée un peu tranquille, à cause d'un temps très couvert, arrivée sur l'île de la Madeleine.

Vendredi 19 Septembre : 

Lever un peu avant huit heures au chant des corneilles. Elles sont venues vers 4h30 du matin dans les arbres au dessus des tentes et on criblé ma tente de fientes et m'ont pardi réveillé ) plusieurs reprises. Avant de me lancer dans un nettoyage de ma toile de tente, j'attrappe ma serviette de bain et file vers la plage pour une baignade matinale.

Je suis quasiment seul à me baigner à cette heure. Je suis dans le bain à huit heures pile et me baigne une vingtaine de minutes. L'eau est toujours bonne mais le temps est couvert et la température de l'air à peine inférieure à celle de l'eau.

Je vais me rincer puis vais chercher mes affaires pour me doucher. Une fois fait je nettoie un peu ma tente et la laisse sécher le temps d'aller déjeuner au bar du camping. Je prends deux croissants, un cappuccino et un jus de fruits.

Je retourne ensuite plier mes affaires et salue mes amis allemands Lili et Lukas qui sont en train de déjeuner à leur table près de leur tente. La leur a été plutôt épargnée par les corneilles, car un peu moins abritée sous les arbres.

Je les salue avant de partir et récupère le profil couchsurfing de Lili pour lui laisser une référence sur son profil Couchsurfing.

Je pars vers les 10h30 après avoir réglé mon du. Je continue la route côtière et m'arrête au dessus du Cap de la queue de cheval (Capo Coda Cavallo) pour prendre quelques photos. Décidément le temps ne veut pas se découvrir, c'est vraiment embêtant pour prendre des clichés. Je me replie sur une libellule venue se poser sur un buisson. Je discute un petit moment avec des retraités italiens et reprends la route ensuite.

Je traverse rapidement Olbia et fais un arrêt dans un Simply Market pour faire quelques courses pour mes deux prochains repas. Je prends "un etto", 100g, de jambon cru, 100g de mortadelle, 200g de ricotta fraîche, deux pains pour faire des sandwiches, une petite pizetta et de l'eau.

Je repars vers Golfo Aranci, port de commerce dans lequel Corsica ferries a des connexions avec l'Italie. Je traverse juste, empruntant un chemin de terre pour rejoindre une jolie petite crique d'où partent des chemins de randonnée vers le Capo Figari. 

Je monte sur un de ceux qui rejoignent vraiment le Cap, mon pique-nique sous le bras, passe les derniers mètres dans une propriété privée, de l'armée je pense, et vais au bord de la falaise pour faire mon repas de midi. Le brouillard n'est pas très loin, il recouvre même la colline où le phare se trouve.

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Je redescends ensuite à la crique et remonte sur ma moto, hésitant un instant à aller faire un plouf avant de repartir, la chaleur étant vraiment écrasante, à cause de l'humidité. Je pars vers la Costa Smeralda, la fameuse côte turquoise d'une vingtaine de kilomètres devenue la Riviera Sarde, chaque port abritant de nouveaux yatchs plus luxueux les uns que les autres. Le revers de la médaille ce sont des prix faramineux en comparaison du reste de la Sardaigne.

De toutes façons le temps est tellement bouché que je n'ai vraiment pas l'occasion de m'arrêter. Je n'aurai même pas l'occasion d'aperçevoir un bout de côte depuis les différents points de vue, ou bien je ne pourrai distinguer la couleur, le brouillard étant vraiment trop bas.

Du coup, de colère, je décide de filer direct à Palau, la ville de départ des ferries pour les îles de la Madeleine. J'aurai pu partir de suite à 16h15 mais je décide de prendre un quart d'heure de pose et vais me commander un spritz au bar du port. Je trouve le prix quelque peu élevé (4,50€) mais ne dit mot car quelques minutes après le jeune patron du bar m'a apporté une assiette de diverses charcuteries avec du pain carusau. Du coup je me fais un quatre heures salé après avoir mangé à 14h.

Je vais acheter mon billet pour la traversée aller - retour, 30€, avec possibilité d'embarquer dans un bateau d'une des deux compagnies, pour avoir plus de liberté au niveau de l'horaire (ils en sont quasiment à un toutes les demi-heures dans les deux sens, même en basse saison).

J'embarque à l'heure prévue, 16h45, pour une traversée rapide de 20 minutes. Pendant le trajet un voyageur paresseux, plutôt que de battre des ailes, profite du transport public pour arriver à destination.

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Arrivé à la sortie du bateau je prends une route sur la droite, entamant le tour de l'île par le nord, à la recherche d'un camping.

La route est vraiment super, avec des côtes très découpées. Je prends à un moment un chemin de terre en direction d'un cmaping qui se trouve en fait désaffecté, ils n'ont pas pris la peine d'enlever les panneaux. Un peu plus loin après avoir quasiment fait le tour de l'île de Maddalena, je trouve une route à gauche en direction de l'île de Caprera, reliée à celle de la madeleine par un pont.

Dans la descente je trouve un camping, le Maddalena, et m'engage dedans. Les gens à la réception sont très agréables et polis, et le monsieur me montre un emplacement. Le camping est quasiment vide du coup ça va, il en manque pas. Je vois en passant un fourgon de l'Ardèche.

Je vais m'enregister et en revenant vais saluerles ardéchois qui n'en sont pas. Ils ont juste acheté le fourgon en Ardèche mais sont d'un village entre Alès et Montpellier. On discute un petit moment. Ils sont eux aussi sur le retour après trois semaines de voyage.

Je vais monter ma tente et ressors en moto pour aller voir comment se présente l'île de Caprera. Je fais juste un aller-retour car les conditions sont toujours pourries. Du coup je retourne au camping, emporte mon ordinateur et mon sac à dos avec mes affaires pour manger et me pose à une table avec un point électrique pas trop loin pour faire recharger le temps que je rédige mon blog.

Je me prends une bière et commence à voir le défilé des gens venus se restaurer ici. Il semble que ce resto soit fameux dans le coin car ça se rempli peu à peu. Il y a même un groupe de 35 personnes qui arrive et fais augmenter quelque peu le niveau sonore. La spécialité ici est le porcelet roti ainsi que toutes les grillades possibles et imaginables. En témoigne des hôtes à une table toute proche à qui on en amène une pleine planche (en écorce de chêne liège, spécialité de l'artisanat local).

Le fumet qui passe près de mes narines commence à me donner faim et je me tâte à aller jeter un coup d'oeil à la carte. Je me pose finalement près du bar en espérant la wifi un peu meilleure mais c'est un peu la catastrophe, un réseau très instable, les phtos, le peu que j'ai prises aujourd'hui, devront attendre. Je fais mon dîner avec mon deuxième sandwich ricotta fraîche, mortadelle et mes petites tomates cerise.

Après un reboot du modem ça a l'air d'aller un peu mieux mais mon transfert de photos plante à la dernière seconde. On verrz demain chez Jimmy.

Je me rentre finalement vers 23h à ma tente, bien rincé. Je vais bien dormir cette nuit.

 

 

 

 

 

21 septembre 2014

Visite de Maddalena et Caprera puis retour sur Santa Teresa di Gallura, dernière soirée de fous.

Samedi 20 Septembre :

Lever à 4h du matin d'abord pour planter des sardines et attacher ma tente car il fait un vent à décorner les cocus. Le temps de faire ça et de rentrer à nouveau dans ma tente, il en fait quasiment plus et j'entends quelques gouttes tomber. Je me rendors et me lève vers 8h30...avec le beau temps, le vent ayant finalement chassé les nuages.

Je vais petit déjeuner au restaurant du camping puis prépare des affaires pour aller faire la visite des îles. J'ai déjà vu avec les gens du camping pour me doucher et démonter en début d'après-midi, ils m'ont dit aucun problème.

Je pars donc vers 9h30 vers l'île de Caprera pour commencer, passant sur le pont qui relie les deux îles ensemble. Je pars vers la droite pour essayer de rejoindre la Punta Rossa, un des caps de cette île. 

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Je finis par la rejoindre en empruntant à la fin un chemin de terre qui m'a amené jusque dans un fort militaire abandonné, avec des bunkers immenses, proprement dit sur le cap. Normalement je devrais pas avoir avancé avec la moto jusqu'ici, mais j'ai pris le gauche.

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Je prends quelques clichés et retourne dans l'autre sens faisant attention de pas attraper un cailloux avec la moto. Je retourne vers le croisement après le pont et prends ensuite la direction du mémorial de Giuseppe Antonio Garibaldi qui se trouve dans un fort non loin de là.

Le fort à une position stratégique, avec une vue à 360° pour surveiller toutes les attaques possibles par des assaillants en bateau. J'ai bien capité car dans une grande partie de l'Europe, aujourd'hui et demain sont les journées du patrimoine, du coup tous les musées sont à 1€.

La partie musée consacrée à Garibaldi date seulement de trois ans et se trouve dans les blocs du fort. Après un tour rapide sur les coursives pour prendre quelques photos on rentre ensuite dans ces blocs où toute la vie de Garibaldi est projetée sur les murs. Le musée a été lourdement subventionné et est équipé de dizaines de vidéoprojecteurs Mitsubishi, d'un fort beau gabarit, qui permettent une mise en scène directe sur les murs pour expliquer la vie de Garibaldi. 

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Une vidéo animée avec un guide nous est proposée dans un autre bloc. Elle est assez synthétique et permet de voir l'étendue de l'oeuvre de ce grand navigateur et maître de guerre. Il a parcouru le monde, a combattu auprès des italiens cherchant une indépendance, auprès des français dont il a eu par moment la responsabilité en tant que chef de guerre dans certaines batailles.

Tout celà est vraiment intéressant et on apprend aussi que Garibaldi avait construit avec l'un de ses fils une maison sur l'île qui abrite elle aussi un musée et peut de visiter dans la foulée. Je m'y rends donc mais décide de ne pas y aller vu l'horaire avancé. 

Je me dirige donc, pour boucler la boucle, vers la Cala Garibaldi, petite plage non loin de la maison du navigateur, très jolie, aux eaux turquoises. Je me fais une baignade d'une vingtaine de minutes puis retourne au camping.

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Je salue le gars à l'entrée m'excusant pour l'heure tardive (13h). Il me dit de ne pas me faire de bile, que je pourrais même partir ce soir que ça ne poserait aucun problème. Ce sont en effet les deux derniers jours d'ouverture de l'établissement avant sa fermeture annuelle.

Je vais donc me doucher après avoir plié ma tente et chargé la moto. Je salue le personnel en partant, équipe ma moto avec la caméra au niveau du réservoir de liquide frein et pars faire le tour de l'île par la route panoramique y faisant quelques vidéos. La vue est plus sympa qu'hier puisque jusqu'à maintenant le ciel est resté découvert.

J'arrive au port vers 15h, pensant pouvoir prendre un ferry tout de suite. On me dit de revenir pour celui de 15h45. Je gare donc la moto et vais faire un tour dans la ville de Maddalena qui a un joli petit centre-ville coloré.

Je me pose à une terrasse et commande un Spritz avec un croque-monsieur n'ayant encore pas déjeuner. Je vais prendre le dessert un peu plus haut près du port dans une gelateria où je me commande une coupe de glace avec trois goûts : Grenade, citron et figue.

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Je m'assois sur un banc près de ma moto pour la déguster et me rapproche à nouveau de la zone d'embarquement du ferry. Je peux m'avancer directement dedans car il est prêt à recevoir les véhicules. 

Pendant la traversée bien que courte le temps est devenu soudain nuageux et enterre définitivement ma virée vers la Costa Smeralda pour en voir les belles plages si réputées. Je vais donc vers Arzachena, m'arrête faire quelques courses dans mon enseigne favorite, puis longe le golfe d'Arzachena pour faire un boucle qui revient vers Palau.

Sur cette route se trouve le fameux Capo d'Orso, une montagne granitique en haut de laquelle se trouve une formation rocheuse érodée qui ressemble à un ours. Tout ceci est bien sur assez subjectif il faut un peu l'imaginer pour voir la forme animale - en haut à droite, la tête.

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Je monte faire cette visite rapide qui offre tout de même un joli panorama sur Palau et les îles de la Madeleine. Avant de repartir j'envoie un message à Jimmy le prévenant que je repartais de Palau. 

J'arrive à Santa Teresa di Gallura vers 18h, me gare près du centre-ville piétonnier et vais faire quelques courses à un petit magasin de souvenirs. Je rejoins ensuite l'appartement de Jimmy qui m'a laissé les clés. Il arrive à peine cinq minutes après et m'indique qu'on ira prendre un verre puis au restaurant avec des amis de Bergamo, en Italie continentale, vers 19h.

On s'assoit à une table sur la place pour attendre un de ces amis, Gian Paolo, vers 19h et on boit un verre de vin le temps d'avoir des nouvelles des autres amis censés nous rejoindre. On les rejoint dans une station service avec la voiture de location de Gian Paolo.

On arrive au restaurant, sur le Capo Testa vers 20h. C'est un restaurant de poisson familial avec, au lieu des têtes de sanglier de chez Marinette à Chanac, des machoires de requin pêchés par le patron. La patronne nous propose unn tas de poissons différents dont un barracuda pour nous huit personnes. On choisit ce dernier avec quelques entrées de la mer et du Vermentino de Gallura pour arroser le tout.

Les trois premières bouteilles font pas long feu mais accompagnent parfaitement les fameuses entrées. On nous amène plusieurs petits plats contenant divers types de poissons cuisinés ou marinés puis des moules marinières.

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On passe ensuite au plat avec, pour se mettre en bouche, de la murène (une première fois pour moi) grillée. C'est très bon. Arrive ensuite le barracuda - là aussi une première pour moi - de 90 cm de long déjà pré-découpé en huit parts égales.

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C'est délicieux et assez dense comme chair, très fine et goûteuse. On fait péter autres trois bouteilles de Vermentino dans la bataille. On commande ensuite des desserts locaux, sealas, genre de feuilleté au fromage de brebis arrosé de miel. C'est très bon aussi. On fait passer ça avec un café et un verre de myrte. - Jimmy, responsable de la myrte -

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Le dîner a duré un certain temps ce qui nous a permis de parler un peu de tout, un des sujets étant de leur côté les sports nautiques de glisse que tous pratiquent (planche à voile, kitesurfing). Le moment de passer à la caisse est celui qui calme un peu le jeu, à près de 45€ par tête de pipe, m'enfin on peut pas dire qu'on se soit privés, ayant quand même tombé l'équivalent d'une bouteille chacun de Vermentino.

La patronne nous chasse plus ou moins du restaurant car nous sommes les derniers clients quelque peut imbibés et bruyants. Nous retournons dans le centre de la ville sur la place et prenons un verre de myrte supplémentaire au bar où nous étions un peu plus tôt. On se pose près d'une petite estrade circulaire bordée d'un rail en acier brossé que tout le monde essaye de parcourir malgré un équilibre un peu biaisé par les boissons ingérées précédemment.

On bouge un peu plus loin près d'un autre bar où un animateur fait son show et fait DJ par la même. Les amis de Jimmy s'en donnent à coeur joie dansant quelques dizaines de minutes. Après un petit échauffement d'un des leurs avec un local un peu rustre tout le petit monde rejoint les voitures vers 1h du matin, la suite des évènements étant d'aller faire un bain de minuit (de 1h30 très exactement) à Porto Pozzo où les jeunes ont leur camping.

On se dirige donc là-bas et nous mettons en situation pour aller tous nous baigner et pour la plupart d'entre nous, découvrir la magie du plancton luminescent habitant ces eaux. C'est en effet un spectacle en soit de seulement avancer dans l'eau et voir s'illuminer des centaines de lumières vert clair dans notre sillon. Encore plus impressionnant quand on commence à nager et voir les lumières s'allumer dans le courant créé par les mouvements dans l'eau. De plus l'effet est amplifié car il n'y a pas de clair de lune ni de lumières alentour qui puissent minorer l'effet.

Une fois sortis de l'eau on se dirige vers le camping pour finir la soirée près de l'emplacement près de la mer où les jeune ont une tente (ils ont aussi un bungalow dans le camping mais pour ne pas gêner pour le bruit on va près dela mer). On se pose là et buvons un peu de bière en écoutant de la musique de la playlist de Jimmy et on profite de cet autre moment magique.

On repart assez tard, on récupère la voiture de Jimmy en ville et on rentre à l'appartement vers 4h du matin. La nuit va être courte, je mets mon réveil pour pas me louper et m'endors la tête pleine de rêves luminescents.

Au revoir la Sardaigne et re-bonjour la Corse

Dimanche 21 Septembre : 

Lever à huit heures moins le quart avec le réveil. La gueule un peu dans le pâté avec moins de quatre heures de sommeil. Je me prépare une cafetière moka et déjeune tranquillement. Je file ensuite à la douche pour essayer de me réveiller.

Je boucle ensuite mon sac et fais des allers-retours jusqu'à la moto pour charger. Vers 9h je laisse un mot à Jimmy le remerciant et pars vers le terminal de ferry pour la Corse. J'arrive vers 9h10 et attends l'embarquement.

Une fois la moto chargée je monte sur le pont supérieur, le casque avec la musique sur les oreilles et je prends quelques photos au départ, à l'heure, du ferry.

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Au revoir ma belle Sardaigne, que j'aurais parcouru de long en large pour une boucle bouclée hier de 2240 km au volant de ma vaillante Gladius...tes virages vont me manquer.

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Je change ensuite de pont et vais me mettre dans un fauteuil, dans le sens de la marche, et ferme un peu les yeux essayant de finir ma nuit, bercé par la musique.

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Arrivée à l'heure prévue. Je me dirige vers la pointe de Spérone, près du point le plus au sud de la Corse. Ici, en face des îles Lavezzi, la mer ressemble à celle autour des îles de la Madeleine, eaux turquoise et sable fin. C'est déjà la fin de saison ici, le café sur la plage est déjà fermé. Je me pose à une de ses tables et appelle p la maison puis ma mère pour dire que je suis bien arrivé en Corse. Je feuillette un Nice Matin, édition Corse, laissé là par quelqu'un ce matin et du coup reste une bonne heure à me reposer un peu.

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Je reprends la route vers midi, m'arrête faire le plein dans une station et pars vers Porto Vecchio (Portu Vechju en langue Corse). Je me gare près du centre de la vieille ville et monte me poser à la terrasse d'un bar. Je commande une Pietra, bière corse à la châtaigne, et attaque de rédiger ma longue journée d'hier.

Je me fais aussi mon casse-croûte avec mon pain au sésame et mon fromage sarde. Je finis par un café et me rapproche du bar car de l'extérieur la wifi ne passe pas. Je finis de publier en ajoutant les photos et repars vers 16h après une belle pause de trois heures.

J'attaque la longue route de la plaine orientale m'arrêtant un peu avant Bastia pour faire une pause café car la fatigue avait fini par m'attraper. Je m'arrête une bonne demi-heure avec un double café pour relancer la machine. 

Je reprends la route et arrive au port de Bastia une vingtaine de minutes plus tard vers 18h30. Ma traversée est retardée d'une heure (j'avais eu un sms dans l'aprem pour m'en avertir). Je reprends la moto et m'arrête dans un supérette 7/7j et prends de quoi faire le petit déjeuner demain matin et un peu de lonzu, longe corse, pour mon sandwich de ce soir.

Je retourne au terminal de ferry et me pose dans un coin avec l'électricité pour recharger le portable et écrire mon blog, m'étant fait donner le code pour la wifi du port. Après avoir fini de raconter jusqu'ici,  je ressors un peu dehors, me pose sur une bouche d'aération en béton et me fais une petite collation, le dîner attendra d'être sur le bateau.

Je vois que pas mal de personnes se sont déjà engagées dans les files d'embarquement, je ne vois pas l'intêret sachant que le ferry a au moins une heure de retard et qu'une fois là-bas il n'y a rien pour s'asseoir. Je reste sur mon promontoire profitant de l'internet même ici à l'extérieur.

Il est bientôt l'heure pour l'enregistrement, ici va s'arrêter mon récit. La suite c'est préparation du sac, recherche d'un spot pour le début de soirée avec l'électricité puis d'un spot pour la nuitsi je veux dormir allongé sinon je pourrais toujours me rabattre sur le siège pullman que j'ai réservé.

 

22 septembre 2014

Retour sur la terre ferme et fin de mon périple

Lundi 22 Septembre :

J'ai finalement dormi dans un coin près de l'entrée de la salle du self-service après m'être fait mon casse-croûte, le casque sur les oreilles pour couper du bruit ambiant, sur la moquette confortable du navire.

Je me suis réveillé quelques fois mais j'ai fait un bon trois heures d'un coup jusqu'à 6h30 du matin. Je me suis fait mon petit déjeuner commandant un double café et mangeant mes pains au lait avec de la confiture maison corse de pastèque aux citrons. 

On arrive finalement que 20 minutes en retard pour un retard initial de 1h45. Ils ont été un peu plus vite pendant la traversée. Ce qui est long c'est le débarquement, le navire étant plein à la gueule et du fait qu'il y ai plusieurs étages de véhicules. Au bout d'une demi-heure c'est bon, je suis de nouveau sur la route vers 8h.

Je traverse une partie de Toulon et attrape l'autoroute un peu plus loin direction Montpellier. J'ai décidé de faire par l'autoroute pour être rentré plus tôt et avoir un peu de temps pour me reposer. Le trajet se passe bien même si la partie Salon de Provence - Nîmes est particulièrement venteuse avec un fort mistral déplaçant la moto à plusieurs reprises.

J'arrive à Montrodat vers 13h30. J'ai la tête qui résonne pour un bon moment du au bruit du vent et j'ai même un peu mal aux cervicales à la zone de pression du casque. Je mange un morceau puis vient Raymond que j'avais croisé un peu plus tôt.

Je décharge mes affaires et décide d'aller à la campagne de don de sang à Marvejols car je ne pourrai le faire demain. Il y a pas mal d'attente et pour moi en plus pour rien car j'apprends avec déception par la dame médecin que sévit en Sardaigne une épidémie due au virus du Nil occidental et celui-ci n'est pas vérifié par les services qui analysent le sang avant de le mettre en poches.

Il faut donc un délai de 28 jours pour être sûr que le donneur n'ait pas été en contact avec ce virus. Je suis donc obligé de repartir sans donner et ne pourrais donner que deux fois cette année au lieu de trois comme j'avais prévu.

Je rentre à la maison et vais me faire une petite sieste. Plus tard je fais une petite beauté à ma machine qui a vaillamment fait ces 3420 km en quinze jours, sans broncher.

Ainsi se termine ce blog. Je vous dis à Janvier pour de nouvelles aventures.

Posté par Fafou48 à 21:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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