Lundi 15 Septembre :

Lever un peu avant 8h au moment où Silvia sort. Je me fais une cafetière moka (ils ont une moka électrique et même programmable), bois un jus de fruits et sort prendre un de mes paquets de Palets bretons que j'avais amené. Je prends mon temps puis vais me doucher.

Mauro se lève un peu plus tard. Je lui dis que je ne les ai même pas entendus entrer cette nuit tellement je dormais comme une masse. Il me dit qu'ils se sont bien amusés et qu'il y avait une bonne ambiance.

Il m'explique aussi que Silvia, qui a 35 ans, est allée accompagner sa plus petite sœur, sa cadette de plus de 20 ans (même père je précise), qui fait sa rentrée au collège (15 jours de différence avec la France, à cause de la chaleur qu'il fait encore à cette époque).

Ensuite il me partage sa connexion internet et j'en profite pour surfer un peu. Il me montre une vidéo d'une route qui va le long de la côte jusqu'à Villasimius, faite par un motard et me dit que si je veux on peut aller se la faire.

Quand Silvia rentre on boit un café et on prépare nos affaires pour aller faire cette route puis se baigner. On part un peu après 11h. Je suis étonné de leur tenue pour aller rouler : Mauro en bermuda et sa copine en short très court et chaussures à talons renforcés, tous les deux en t-shirts. Je leur demande s'ils n'ont pas trop peur en cas de chute. Mauro me montre son coude droit en guise de réponse, bien brûlé, et je lui dit que finalement ça l'a pas vacciné.

Avant de partir je mets en place ma caméra sur le clignotant pour prendre une paire de vidéos de cette fameuse route. On prend un bout de voie rapide jusqu'à un certain point, après un tunnel dans lequel il y avait un radar, le premier que je vois.

Une fois sur la route plus petite viennent rapidement les premiers virages, en effet bien prononcés, qui suivent le relief découpé de cette côte sud. On fait une première pause à mi-chemin de Vilasiamus, à un joli point de vue où je prends quelques photos et Mauro m'en prend aussi une paire. Je jette un coup d’œil à mes pneus, le bord a bien un peu bouloché, mais ça va. Ils ont pas trop chargé jusqu'à maintenant

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On reprend la route pour une belle partie bien viroleuse avec des supers points de vue. On s'arrête dans le village de Vilasiamus pour boire un café. Je me prends quelque chose plutôt salé à grignoter car il est déjà midi.

On poursuit ensuite un peu plus loin vers une des plus belles plages de ce bout de côte, accessible depuis la route par un chemin de terre. Elle se prénomme Punta Molentis. On pose les motos et on rejoint la plage de sable blanc à l'eau transparente. Il y a beaucoup de monde mais on trouve quand même un endroit où poser nos affaires.

On va se jeter dans le bouillon quasi immobile qui doit faire pas loin de 25°C, et on barbote pendant une quinzaine de minutes. Mauro me conseille d'aller sur le cap en lui-même pour aller prendre des photos. Je suis son conseil et fais le tour pieds nus prenant des photos de temps en temps.

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Quand je reviens j'ai eu pas mal chaud pour grimper alors je retourne à l'eau. Je fais une bonne dizaine de minutes de plus puis retourne faire la crêpe, comme mes amis sardes, pour sécher.

Je commence à pas mal cramer avec ma peau blanche comparée à celle de Mauro et Silvia et retourne en même temps qu'eux à l'eau. On y reste un bon moment à discuter, me donnant des conseils de visite pour le reste de mon séjour.

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Il m'explique qu'à des endroits en Sardaigne il y a des tombes de géants et qu'elles ont été découvertes que récemment dont une où il y avait des os, plus grands qu'à la normale, découverts suite à l'excavation faite pour des travaux d'une église. Il me dit qu'une organisation est venue tout récupérer et effacer toutes les traces (toutes les vidéos ont été confisquées, les photos) et ils ont fait un total déni tout en enterrant tout ça. Je ne sais pas trop quoi penser de ça d'autant que c'est assez récent et que la plupart des supports médias ont été supprimés.

On repart après une paire d'heures sous le soleil pesant du midi solaire, les casques vraiment au chaud dans les top-cases. J'avais bien calculé mon coup avec le soleil, ma moto se trouvant à l'ombre du buisson quand on repart.

On se refait la route dans l'autre sens, tranquilles, et on rentre par le bord de mer au lieu de la quatre voies. On arrive un peu après 15h à l'appartement que Mauro doit nettoyer car il a du monde ce soir, c'est pourquoi je ne pourrai rester une autre nuit.

Silvia elle fait à manger, deux magnifiques et fraîches salades : une avec salade verte, roquette, tomates, et du surimi de qualité, une autre avec des champignons de Paris tranché fins avec de la roquette et des pétales de grana padano et citron et huile d'olive.

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Moi je regarde le résultat de mes deux vidéos, pas mal, même si sur le clignotant on est moins haut et on voit un peu moins la mer. Du coup on mange assez tard, vers 16h. Mauro va ensuite tondre son petit carré de pelouse, passant d'abord un coup de taille-herbes que je lui répare lui remettant la bobine qu'il avait complètement sorti.

Pendant ce temps j'étudie la carte de la Sardaigne pour essayer de prévoir un peu la suite. Je décide de faire l'impasse sur la capitale, ayant passé un bon moment en leur compagnie. De plus la côte est recèle d’encore plus beaux sites que la côte ouest.

Quand Mauro a fini de passer la tondeuse il vient me montrer sur la carte ce que je ne dois surtout pas manquer et quelles routes inoubliables en moto je devrais faire. J'ai donc un paquet de choses en perspective pour les quelques jours qu'il me reste à faire. Pour ce soir il me conseille de prendre une route qui va de chez lui à Muravera, une route de montagne encore plus jolie que celle de ce matin.

Je charge la moto et décolle vers les 18h ,remerciant Mauro et Silvia pour leur hospitalité et les bons conseils qu'ils m'ont donné. Je passe faire un peu d'essence puis prends la fameuse route.

Je ne suis pas déçu, la partie montante très belle, courbe sur courbe, et la descendante suivant un canyon de pierres rouges découpées qui finit par déboucher à nouveau sur la plaine. J'avais noté un village à rejoindre mais il se trouve qu'il n'y avait pas de camping alors j'ai profité du coucher de soleil sur l'étang avec des flamants roses et j'ai repris la route.

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""celle-ci je pourrai la vendre""

J'ai fini par trouver un camping près d'un port de plaisance, Porto Corallo, un trois étoiles assez bien équipé et moitié vide. J'en ai pour moins de 10€ tout compris, ça va. Je monte ma tente à la lumière de ma torche et je file au restaurant tout près.

Pour la troisième fois en trois jours, ce soir ce sera pizza avec une paire de bières bien fraîches, l'ordi allumé (mais malheureusement pas de Wifi, dommage pour un trois étoiles) et rédige mon blog que j'essaierais de poster demain dès que je me trouve dans un endroit où j'aurais le Wifi.

Je sens que mon dos chauffe, résultat de mon exposition de cet après-midi à la plage, je vais avoir soif cette nuit. Je reste là jusqu'à un peu plus de 22h, je règle mon dû et retourne à la tente. Je vais pas traîner, même si la journée n'était pas des plus fatigantes, 150 km environ, faire de la conduite pleine de virages, ça use.