Vendredi 19 Septembre : 

Lever un peu avant huit heures au chant des corneilles. Elles sont venues vers 4h30 du matin dans les arbres au dessus des tentes et on criblé ma tente de fientes et m'ont pardi réveillé ) plusieurs reprises. Avant de me lancer dans un nettoyage de ma toile de tente, j'attrappe ma serviette de bain et file vers la plage pour une baignade matinale.

Je suis quasiment seul à me baigner à cette heure. Je suis dans le bain à huit heures pile et me baigne une vingtaine de minutes. L'eau est toujours bonne mais le temps est couvert et la température de l'air à peine inférieure à celle de l'eau.

Je vais me rincer puis vais chercher mes affaires pour me doucher. Une fois fait je nettoie un peu ma tente et la laisse sécher le temps d'aller déjeuner au bar du camping. Je prends deux croissants, un cappuccino et un jus de fruits.

Je retourne ensuite plier mes affaires et salue mes amis allemands Lili et Lukas qui sont en train de déjeuner à leur table près de leur tente. La leur a été plutôt épargnée par les corneilles, car un peu moins abritée sous les arbres.

Je les salue avant de partir et récupère le profil couchsurfing de Lili pour lui laisser une référence sur son profil Couchsurfing.

Je pars vers les 10h30 après avoir réglé mon du. Je continue la route côtière et m'arrête au dessus du Cap de la queue de cheval (Capo Coda Cavallo) pour prendre quelques photos. Décidément le temps ne veut pas se découvrir, c'est vraiment embêtant pour prendre des clichés. Je me replie sur une libellule venue se poser sur un buisson. Je discute un petit moment avec des retraités italiens et reprends la route ensuite.

Je traverse rapidement Olbia et fais un arrêt dans un Simply Market pour faire quelques courses pour mes deux prochains repas. Je prends "un etto", 100g, de jambon cru, 100g de mortadelle, 200g de ricotta fraîche, deux pains pour faire des sandwiches, une petite pizetta et de l'eau.

Je repars vers Golfo Aranci, port de commerce dans lequel Corsica ferries a des connexions avec l'Italie. Je traverse juste, empruntant un chemin de terre pour rejoindre une jolie petite crique d'où partent des chemins de randonnée vers le Capo Figari. 

Je monte sur un de ceux qui rejoignent vraiment le Cap, mon pique-nique sous le bras, passe les derniers mètres dans une propriété privée, de l'armée je pense, et vais au bord de la falaise pour faire mon repas de midi. Le brouillard n'est pas très loin, il recouvre même la colline où le phare se trouve.

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Je redescends ensuite à la crique et remonte sur ma moto, hésitant un instant à aller faire un plouf avant de repartir, la chaleur étant vraiment écrasante, à cause de l'humidité. Je pars vers la Costa Smeralda, la fameuse côte turquoise d'une vingtaine de kilomètres devenue la Riviera Sarde, chaque port abritant de nouveaux yatchs plus luxueux les uns que les autres. Le revers de la médaille ce sont des prix faramineux en comparaison du reste de la Sardaigne.

De toutes façons le temps est tellement bouché que je n'ai vraiment pas l'occasion de m'arrêter. Je n'aurai même pas l'occasion d'aperçevoir un bout de côte depuis les différents points de vue, ou bien je ne pourrai distinguer la couleur, le brouillard étant vraiment trop bas.

Du coup, de colère, je décide de filer direct à Palau, la ville de départ des ferries pour les îles de la Madeleine. J'aurai pu partir de suite à 16h15 mais je décide de prendre un quart d'heure de pose et vais me commander un spritz au bar du port. Je trouve le prix quelque peu élevé (4,50€) mais ne dit mot car quelques minutes après le jeune patron du bar m'a apporté une assiette de diverses charcuteries avec du pain carusau. Du coup je me fais un quatre heures salé après avoir mangé à 14h.

Je vais acheter mon billet pour la traversée aller - retour, 30€, avec possibilité d'embarquer dans un bateau d'une des deux compagnies, pour avoir plus de liberté au niveau de l'horaire (ils en sont quasiment à un toutes les demi-heures dans les deux sens, même en basse saison).

J'embarque à l'heure prévue, 16h45, pour une traversée rapide de 20 minutes. Pendant le trajet un voyageur paresseux, plutôt que de battre des ailes, profite du transport public pour arriver à destination.

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Arrivé à la sortie du bateau je prends une route sur la droite, entamant le tour de l'île par le nord, à la recherche d'un camping.

La route est vraiment super, avec des côtes très découpées. Je prends à un moment un chemin de terre en direction d'un cmaping qui se trouve en fait désaffecté, ils n'ont pas pris la peine d'enlever les panneaux. Un peu plus loin après avoir quasiment fait le tour de l'île de Maddalena, je trouve une route à gauche en direction de l'île de Caprera, reliée à celle de la madeleine par un pont.

Dans la descente je trouve un camping, le Maddalena, et m'engage dedans. Les gens à la réception sont très agréables et polis, et le monsieur me montre un emplacement. Le camping est quasiment vide du coup ça va, il en manque pas. Je vois en passant un fourgon de l'Ardèche.

Je vais m'enregister et en revenant vais saluerles ardéchois qui n'en sont pas. Ils ont juste acheté le fourgon en Ardèche mais sont d'un village entre Alès et Montpellier. On discute un petit moment. Ils sont eux aussi sur le retour après trois semaines de voyage.

Je vais monter ma tente et ressors en moto pour aller voir comment se présente l'île de Caprera. Je fais juste un aller-retour car les conditions sont toujours pourries. Du coup je retourne au camping, emporte mon ordinateur et mon sac à dos avec mes affaires pour manger et me pose à une table avec un point électrique pas trop loin pour faire recharger le temps que je rédige mon blog.

Je me prends une bière et commence à voir le défilé des gens venus se restaurer ici. Il semble que ce resto soit fameux dans le coin car ça se rempli peu à peu. Il y a même un groupe de 35 personnes qui arrive et fais augmenter quelque peu le niveau sonore. La spécialité ici est le porcelet roti ainsi que toutes les grillades possibles et imaginables. En témoigne des hôtes à une table toute proche à qui on en amène une pleine planche (en écorce de chêne liège, spécialité de l'artisanat local).

Le fumet qui passe près de mes narines commence à me donner faim et je me tâte à aller jeter un coup d'oeil à la carte. Je me pose finalement près du bar en espérant la wifi un peu meilleure mais c'est un peu la catastrophe, un réseau très instable, les phtos, le peu que j'ai prises aujourd'hui, devront attendre. Je fais mon dîner avec mon deuxième sandwich ricotta fraîche, mortadelle et mes petites tomates cerise.

Après un reboot du modem ça a l'air d'aller un peu mieux mais mon transfert de photos plante à la dernière seconde. On verrz demain chez Jimmy.

Je me rentre finalement vers 23h à ma tente, bien rincé. Je vais bien dormir cette nuit.